Obligation

Qui doit suivre la formation hygiène dans mon restaurant ?

Une personne de l'établissement, celle que vous désignez. L'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime, issu du décret n° 2011-731 du 24 juin 2011, impose que chaque établissement de restauration commerciale compte dans son effectif au moins une personne justifiant d'une formation en matière d'hygiène alimentaire. Le texte ne dit pas laquelle : ce peut être le gérant, un chef de cuisine, un responsable de salle. En pratique, formez une personne qui reste, qui est présente aux heures de production et qui pourra tenir le plan de maîtrise sanitaire. L'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 identifie les secteurs visés par les codes NAF 56.10A, 56.10B et 56.10C.

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Ce qu'il faut préciser

La règle tient en une phrase. L'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime permet de subordonner l'activité des établissements de restauration commerciale à la présence d'une personne formée, et renvoie à un décret. Le décret n° 2011-731 du 24 juin 2011, devenu l'article D. 233-11 du même code, impose ainsi au moins une personne formée dans l'effectif de trois secteurs : la restauration traditionnelle, les cafétérias et autres libres-services, la restauration de type rapide. Ce que les textes ne fixent nulle part : la fonction de cette personne, la nature de son contrat, son ancienneté, le nombre d'heures qu'elle passe dans les murs. L'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 le confirme : aucune exigence ne porte sur ses fonctions, son statut d'emploi ni sa présence physique. Cette latitude est réelle, mais elle s'arrête là où commence l'appréciation du service de contrôle, qui regarde si la personne désignée appartient vraiment à l'effectif du site visité.

Le piège le plus courant tient à la différence entre désigner et rattacher. Un exploitant confie la formation à un extra qui vient les vendredis et samedis, parce que c'est le plus disponible pour libérer deux journées. Sur le papier, l'établissement a bien une personne formée. En pratique, l'agent qui se présente un mardi de février trouve une équipe où personne ne peut produire l'attestation, et un exploitant qui explique que le titulaire viendra en fin de semaine. La même fragilité guette la formation confiée à un conjoint qui aide sans statut, à un associé qui ne met jamais les pieds en cuisine, ou à un salarié détaché par une autre société du groupe. Désignez quelqu'un dont l'appartenance à l'effectif se démontre sans discussion, et gardez la copie de son attestation sur place : l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 demande que les justificatifs puissent être présentés dans l'établissement à tout moment.

En contrôle, la pièce attendue est l'attestation nominative de formation, avec la dénomination officielle et la durée suivie, rangée dans le classeur du plan de maîtrise sanitaire et non dans une boîte mail ni chez la personne concernée. Une copie suffit, à condition qu'elle soit lisible et complète. L'agent peut demander à relier cette attestation à l'effectif : un contrat de travail, un bulletin de salaire récent, un registre unique du personnel, ou pour un dirigeant l'extrait d'immatriculation de la société. Rangez ces deux pièces côte à côte, sous un intercalaire identifié, pour que la vérification prenne une minute au lieu d'un quart d'heure passé à chercher dans un bureau.

Une confusion revient souvent et coûte cher. Cette obligation de compter une personne formée ne se substitue pas à celle qui pèse sur tout le personnel manipulant des denrées. Le règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre XII, demande que ces personnes soient encadrées et instruites en matière d'hygiène à un niveau adapté à leur poste. C'est une exigence interne à l'entreprise, qui se prouve par des fiches de poste, des consignes affichées, des séances tracées et signées, jamais par l'attestation de quatorze heures d'une seule personne. Les deux règles se cumulent : la première dit qu'il faut un titulaire dans l'effectif, la seconde dit que personne ne doit travailler sans savoir ce qu'il fait.

Le choix pratique se résume à trois questions posées dans cet ordre. Qui restera dans l'établissement les prochaines années ? Qui est présent aux heures où les denrées se travaillent ? Qui tiendra le plan de maîtrise sanitaire au quotidien et répondra à l'agent le jour de la visite ? Une seule personne coche généralement les trois cases, et c'est celle qu'il faut inscrire. Le parcours de quatorze heures, dix heures à distance suivies au rythme du service et quatre heures en salle, s'organise sans fermer, ce qui retire le dernier argument contre le choix de la bonne personne plutôt que de la plus disponible.

Un mot de la loi passe souvent inaperçu et mérite qu'on s'y arrête : la formation doit être adaptée à l'activité de l'établissement. Ce n'est pas un ornement. Le cahier des charges des quatorze heures, fixé par l'arrêté du 12 février 2024, définit le référentiel de capacités à couvrir, des dangers microbiologiques jusqu'à la construction du plan de maîtrise sanitaire, en passant par les manipulations faites en salle. Une sensibilisation interne d'une demi-journée, un module en ligne acheté sur une plateforme généraliste ou un stage centré sur un seul thème ne couvrent pas ce référentiel et ne remplacent pas le parcours. Regardez donc le programme et la durée avant de regarder le prix.

Le format

14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.