Obligation

Que se passe-t-il si la personne formée quitte l'entreprise ?

L'établissement n'est plus en règle le jour de son départ. L'attestation appartient à la personne formée : elle part avec elle et ne reste pas acquise à l'entreprise. L'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime exige une personne formée dans l'effectif à tout moment, pas seulement au moment de l'ouverture. Trois issues : former un remplaçant, recruter une personne déjà titulaire d'une attestation, ou faire valoir une dispense. C'est exactement la raison pour laquelle beaucoup d'exploitants forment deux personnes plutôt qu'une : une démission ne se prévoit pas.

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Ce qu'il faut préciser

Il faut lire l'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime au présent, et non au passé. Il demande que l'établissement compte une personne formée, pas qu'il en ait compté une un jour. L'exigence se vérifie donc à chaque instant de l'exploitation, du premier service au dernier. Ce que le texte ne prévoit pas, et c'est ce qui déroute les exploitants, c'est le moindre délai de régularisation après un départ : aucune phrase ne dit que l'on dispose de quelques semaines pour remplacer. La façon dont l'administration traite un établissement pris entre deux titulaires relève entièrement de son appréciation, au vu des démarches déjà engagées et du reste du dossier.

Le scénario qui piège tient en une phrase entendue au moment du recrutement : le nouveau chef dit avoir déjà fait le HACCP. Trois semaines plus tard, on lui demande son attestation, il ne la retrouve pas, l'organisme qui la lui a délivrée n'existe plus, et l'établissement découvre qu'il n'a rien à présenter. Variante tout aussi fréquente : le remplaçant a bien un document, mais il porte seulement le sigle HACCP sur une journée, sans la dénomination officielle ni les quatorze heures. Demandez la pièce avant la fin de la période d'essai, lisez-la, et n'attendez pas une visite pour découvrir ce qu'elle vaut.

Le jour du contrôle, seule l'attestation nominative du titulaire actuel compte, rangée dans le plan de maîtrise sanitaire avec la copie de son contrat. Si vous êtes en cours de remplacement, présentez ce que vous avez : la convention de formation signée, le devis accepté, la date de la séance en salle réservée. Ces pièces ne remplacent pas une attestation et ne rendent pas l'établissement conforme, mais elles montrent une démarche engagée, ce qui n'est pas indifférent dans l'appréciation des suites. Conservez également la copie de l'attestation de la personne partie, avec la date de son départ, pour retracer l'historique du poste.

Deux situations voisines ne relèvent pas de cette règle et se confondent pourtant souvent avec elle. Le départ d'un salarié n'emporte aucune obligation de mise à jour de la déclaration d'activité de l'établissement, qui ne se refait qu'en cas de changement d'exploitant, d'adresse ou d'activité, en application du règlement (CE) n° 852/2004, article 6. Et la remise de l'attestation au salarié qui s'en va n'est pas négociable : le document lui appartient, il n'est pas la propriété de l'entreprise. Vous ne conservez qu'une copie, ce qui suffit pour l'archive mais ne vaut plus rien pour la conformité une fois la personne partie.

La meilleure parade est organisationnelle et se met en place en dix minutes. Notez sur la première page du plan de maîtrise sanitaire le nom du titulaire, la date de sa formation et une ligne à vérifier à chaque entrée ou sortie de personnel. Puis formez un second titulaire, idéalement quelqu'un qui n'a pas de raison de partir, le dirigeant ou un salarié de longue date. Les dix heures à distance se suivent sans désorganiser un service, les quatre heures en salle se réservent sur une session au choix, et la conformité cesse de dépendre d'une seule décision individuelle prise un lundi matin.

Le recrutement est le bon moment pour régler la question, et il coûte moins cher que la formation. Ajoutez à votre grille d'entretien une ligne unique : la personne dispose-t-elle d'une attestation ou d'une pièce de dispense, et peut-elle en fournir une copie avant la fin de la période d'essai. Un candidat titulaire d'un diplôme figurant sur la liste de l'arrêté du 18 novembre 2024 résout le problème sans dépense. Un candidat qui n'a rien vous laisse le choix de l'inscrire tout de suite. Dans les deux cas, vous savez où vous en êtes avant que la question ne se pose devant un agent.

Le format

14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

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10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.