Obligation

Un traiteur qui cuisine chez lui ou chez le client est-il concerné ?

Pas s'il est immatriculé comme traiteur, sous le code NAF 56.21 : l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 l'écarte de l'obligation de compter une personne formée, réservée aux codes 56.10A, 56.10B et 56.10C. Il reste soumis au règlement (CE) n° 852/2004 : instructions ou formation du personnel, et une personne de l'entreprise formée à l'application des principes HACCP. Une question distincte se pose sur le lieu de production : un laboratoire qui livre d'autres professionnels peut relever de l'agrément sanitaire du règlement (CE) n° 853/2004, alors que la vente directe au consommateur s'exerce sur déclaration. Une cuisine domestique non déclarée ne constitue pas un local de production conforme.

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Ce qu'il faut préciser

Deux questions se superposent ici et il faut les prendre dans l'ordre. La première est celle de la personne formée, et elle se règle par le code d'activité : l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 écarte les traiteurs immatriculés en 56.21 de l'obligation posée par l'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime, issu du décret n° 2011-731 du 24 juin 2011. Un traiteur dont l'activité principale déclarée relève de l'un des codes 56.10 y reste soumis. Rien dans ces textes ne dépend du lieu où la production se fait. C'est le règlement (CE) n° 852/2004 qui traite du local, et son annexe II, chapitre III, envisage expressément les locaux utilisés principalement comme maison d'habitation, en les soumettant à des exigences adaptées. L'appréciation de ce caractère adapté, sur une cuisine domestique, appartient au service de contrôle.

Le traiteur qui démarre chez lui rencontre presque toujours le même mur. Sa cuisine familiale sert aussi aux repas de la maison, un chat y circule, le réfrigérateur mélange les denrées personnelles et professionnelles, et rien n'y permet de séparer les circuits. Rien n'interdit par principe de produire depuis un local à usage mixte, mais tout doit y être démontrable : plage de travail dédiée, équipement de froid réservé, plan de nettoyage exécuté, absence d'animaux, eau potable, évacuation des déchets. Le second point de bascule survient quand ce traiteur commence à livrer une entreprise ou une épicerie : il quitte alors la remise directe au consommateur et entre dans une autre logique.

Un contrôle chez un traiteur porte moins sur la salle que sur la chaîne. On demande le récépissé de déclaration de l'activité et du local, l'attestation de formation, puis les preuves du transport : températures relevées au départ et à l'arrivée, moyens de maintien utilisés, durée des trajets, matériel de transport nettoyé et tracé. Les fiches de production de chaque prestation, avec les quantités, les dates de fabrication et les lots employés, complètent le dossier. Classez ces fiches par événement, dans un porte-vues, et conservez les étiquettes des matières premières agrafées derrière : c'est ce qui permet de répondre en quelques minutes si un convive se plaint.

Le seuil à ne pas franchir sans le savoir est celui de l'agrément sanitaire. Le règlement (CE) n° 853/2004 soumet à agrément les établissements qui manipulent des produits d'origine animale et les cèdent à d'autres établissements, hors remise directe au consommateur final. Livrer chaque semaine les plateaux repas d'une société, fournir un traiteur confrère ou déposer des parts en dépôt-vente dans un commerce fait sortir du régime de la simple déclaration, sauf à rester dans les limites de la dérogation prévue pour des cessions marginales, localisées et restreintes. Cette question est distincte de la formation et se règle avec la direction départementale avant le premier contrat.

Pour un traiteur qui choisit de se former, seul ou avec un extra, le parcours en quatorze heures est calibré : dix heures à distance se répartissent entre deux prestations, sans bloquer une semaine de commandes, et quatre heures en salle donnent l'occasion de faire relire un plan de maîtrise sanitaire encore jeune par un formateur. Le tarif est de 349 € par personne, exonérés de TVA. Un travailleur indépendant interroge le fonds d'assurance formation dont relève son activité, un employeur son opérateur de compétences, dans les deux cas avant le début du parcours et devis en main.

La prestation qui se déroule chez le client pose une difficulté que la production en atelier ne connaît pas : vous cuisinez dans un lieu dont vous ne maîtrisez ni l'équipement ni la propreté. La règle pratique est d'apporter ce dont dépend la sécurité et de ne rien emprunter d'essentiel : votre sonde, vos torchons, vos planches identifiées, votre produit désinfectant, vos bacs de transport. Prévoyez la vérification du réfrigérateur mis à disposition avant d'y déposer quoi que ce soit, et repartez avec ce qui n'a pas été servi plutôt que de le laisser sur place. Ces gestes se décident à la commande, pas le jour même.

Le format

14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.