Obligation

Une boulangerie qui vend des sandwichs est-elle soumise à la formation ?

Non, si elle reste immatriculée comme boulangerie. L'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 retient l'activité principale déclarée : une boulangerie qui vend des sandwichs, ou qui installe quelques tables, sans être enregistrée sous le code NAF 56.10, n'est pas concernée par l'obligation de compter une personne formée. Elle reste soumise au règlement (CE) n° 852/2004 : maîtrise du froid des garnitures, instructions au personnel, information sur les allergènes. Si la restauration devient son activité principale sans que le code suive, l'inspecteur peut signaler l'écart à la DGCCRF.

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Ce qu'il faut préciser

Une boulangerie exerce souvent deux métiers sous le même toit. La fabrication et la vente de pain, de viennoiseries et de pâtisseries relèvent du commerce de détail alimentaire. La préparation de sandwichs, de salades composées ou de quiches destinés à une consommation immédiate ressemble à de la restauration rapide. L'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 tranche pourtant par le code d'activité, et cite précisément cet exemple : une boulangerie qui présente quelques tables pour consommer sur place, sans être enregistrée sous le code 56.10, n'est pas concernée par la formation de quatorze heures. C'est l'activité principale déclarée qui compte, pas le comptoir de sandwicherie.

Le boulanger qui ajoute un comptoir de sandwicherie pour tenir le midi ne change pas son code d'activité, et l'instruction ne lui impose pas la formation pour autant. Le risque est ailleurs : son fournil, conçu pour la panification, accueille désormais des garnitures qui exigent du froid. Et si la restauration finit par devenir l'activité principale de la boutique, le code déclaré ne correspond plus à la réalité : l'inspecteur peut alors transmettre l'information à la DGCCRF, qui peut demander une régularisation. Quelques tables pour consommer sur place ajoutent aussi une salle, et donc une exigence d'aménagement et de nettoyage.

Le contrôle porte alors sur la partie snacking, et il regarde ce que le fournil n'a jamais eu à traiter. La chaîne du froid des garnitures, jambon, volaille, crudités, sauces, depuis la réception jusqu'à la vitrine réfrigérée. La séparation entre la zone de panification et la zone de préparation des produits froids. La durée de vie des sandwichs fabriqués le matin, et le devenir des invendus du soir. L'information sur les allergènes, obligatoire pour ces produits en application du règlement (UE) n° 1169/2011, article 44, et du décret n° 2015-447 du 17 avril 2015. Ces éléments se documentent dans le plan de maîtrise sanitaire.

Pour une boulangerie immatriculée en restauration, un point déçoit souvent : un certificat d'aptitude professionnelle de boulanger ne vaut pas automatiquement dispense, tout dépend de son intitulé exact au regard de la liste fixée par l'arrêté du 18 novembre 2024. Vérifiez le libellé imprimé sur le diplôme, mot pour mot, plutôt que de vous fier à la famille de métier. Si le libellé correspond, conservez la copie du diplôme dans le classeur. Sinon, la formation reste la voie sûre.

Deux obligations d'affichage propres au métier se confondent avec les règles sanitaires sans en relever. La dénomination de boulanger et l'appellation de boulangerie sont protégées et supposent une fabrication sur place selon des conditions fixées par le code de la consommation. L'affichage des prix et la composition des produits relèvent de la protection économique du consommateur. Un contrôle sanitaire ne porte pas sur ces sujets, et un contrôle de la concurrence et de la consommation ne portera pas sur vos températures. Tenir un seul classeur pour tout mélange des logiques qui ne se répondent pas.

Si vous choisissez de former quelqu'un, la personne à former, dans une boulangerie, est celle qui prépare les produits de snacking, souvent une vendeuse expérimentée ou un tourier polyvalent, plutôt que le boulanger lui-même qui travaille de nuit. Le format s'y prête : dix heures à distance se suivent l'après-midi, quatre heures en salle un lundi de fermeture. Le tarif est de 349 € par personne, exonérés de TVA. L'intérêt immédiat pour ce commerce est la maîtrise du froid, sujet que la panification n'aborde jamais et qui devient central dès qu'une garniture entre dans le laboratoire.

Un point de vigilance saisonnier revient chaque été dans ce commerce : la vitrine réfrigérée placée face à la vitrine de la boutique, exposée au soleil de midi, et rechargée en pleine affluence. C'est le moment où le froid se perd et où personne n'a le temps de mesurer. Prévoyez une mesure supplémentaire aux heures chaudes, notée sur la même feuille que les autres, et une règle claire sur le devenir des produits laissés en vitrine au delà de la période prévue par vos procédures.

Le format

14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.