Obligation
Quels diplômes dispensent de la formation hygiène alimentaire ?
Ceux qui figurent sur la liste fixée par l'arrêté du 18 novembre 2024, délivrés à compter du 1er janvier 2006, et eux seuls. Cette liste réunit des diplômes et titres à finalité professionnelle du secteur alimentaire, du certificat d'aptitude professionnelle aux diplômes de niveau supérieur de la restauration et des métiers de bouche. Elle raisonne par intitulé exact, pas par famille de métier : un diplôme proche mais absent de la liste ne dispense pas. Comparez donc le libellé imprimé sur votre diplôme avec celui de l'arrêté, et faites confirmer votre situation par la DDPP de votre département en cas de doute.
Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.
Ce qu'il faut préciser
La mécanique est celle du renvoi. Les articles L. 233-4 et D. 233-13 du code rural et de la pêche maritime prévoient la dispense pour les titulaires de certains diplômes, et renvoient à un arrêté le soin d'en fixer la liste. Cet arrêté est aujourd'hui celui du 18 novembre 2024. Il a remplacé la liste précédente, issue de l'arrêté du 25 novembre 2011, qui est abrogée : les tableaux de diplômes recopiés depuis des années sur des forums ou des sites d'organismes renvoient donc souvent à un texte qui n'est plus en vigueur. C'est la première vérification à faire quand on lit une liste en ligne, avant même de chercher son propre diplôme dedans. La seconde porte sur la date : l'annexe de l'arrêté ne retient que les diplômes et titres délivrés à compter du 1er janvier 2006, ce que l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 rappelle aux inspecteurs.
Le point qui fait trébucher est la lecture par famille de métier. On voit un diplôme de restauration dans la liste, on possède un diplôme qui parle de restauration, et on conclut à la dispense. La liste procède par libellés, et deux intitulés voisins ne sont pas le même intitulé. Un titre à finalité professionnelle enregistré par un organisme privé, une mention complémentaire, une spécialisation obtenue après un diplôme principal, une formation qualifiante financée par un employeur, sont autant de documents qui ressemblent à un diplôme sans nécessairement figurer sur la liste. La ressemblance ne dispense pas, l'inscription au texte dispense.
Ce qui se présente en contrôle est le diplôme lui-même, en copie lisible, avec l'intitulé complet et l'année d'obtention, rangé dans le plan de maîtrise sanitaire à l'emplacement où l'attestation de formation figurerait autrement. Ajoutez, si vous l'avez, le relevé de notes ou le supplément descriptif qui précise la spécialité, car certains parchemins portent un intitulé abrégé. Aucune administration ne délivre de document attestant que votre diplôme dispense : c'est la confrontation entre votre pièce et le texte qui fait la démonstration, et elle se fait devant l'agent, le jour de sa visite.
Ne mélangez pas cette liste avec deux autres choses qui portent le même vocabulaire. L'enregistrement d'un diplôme au répertoire national des certifications professionnelles, tenu par France compétences, dit sa valeur sur le marché du travail : il ne dit rien de la dispense sanitaire. Et la validation des acquis de l'expérience conduit à un diplôme, qui vaut alors par son libellé comme n'importe quel autre. Un titre inscrit au répertoire national n'est donc pas dispensant de ce seul fait, et un diplôme obtenu par validation des acquis l'est si son intitulé figure au texte.
En cas de doute sur votre libellé, la seule démarche utile est d'écrire à la direction départementale en charge de la protection des populations de votre département, en joignant la copie du diplôme et en demandant si elle le regarde comme dispensant. La réponse relève de son appréciation, elle n'est pas garantie et son délai ne se promet pas, mais elle se conserve et se présente avec le dossier. Un exploitant qui a écrit avant d'ouvrir se trouve dans une position très différente de celui qui découvre la question devant un agent.
La voie de la formation reste la solution qui ne se discute pas. Quatorze heures, dix à distance et quatre en salle, pour 349 € par personne exonérés de TVA, et un document qui porte la dénomination officielle et la durée. Beaucoup de titulaires de diplômes anciens ou au libellé incertain choisissent cette voie plutôt que de porter un doute pendant des années, d'autant que le contenu, calé sur le référentiel de l'arrêté du 12 février 2024, actualise des connaissances acquises avant plusieurs évolutions réglementaires. Le choix se fait sur le rapport entre le coût et la tranquillité.
Le format
14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.
Les questions qui viennent ensuite
- Quelle expérience professionnelle dispense de la formation ?
- J'ai été gérant d'une pizzeria pendant trois ans : suis-je dispensé ?
- Comment prouver que je suis dispensé de la formation ?
- Vingt ans de cuisine comme salarié dispensent-ils de la formation ?
- Un CAP cuisine passé il y a vingt ans dispense-t-il encore ?
- Un BTS hôtellerie restauration dispense-t-il de la formation ?
Traité en détail
Food truck et commerce ambulant : qui doit être formé, et que faut-il déclarer ?
Camion, remorque, stand : la restauration mobile relève du code 56.10C visé par l'obligation. Personne formée, déclaration, carte ambulante, emplacement.
Lire le dossierDark kitchen et vente en ligne : la formation hygiène est-elle obligatoire sans salle ni comptoir ?
Cuisine de livraison immatriculée en 56.10C : l'absence de salle ne change rien à l'obligation de formation. Déclaration, établissements, allergènes.
Lire le dossier
Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.
10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.