Obligation
Je reprends un restaurant : l'attestation de l'ancien exploitant vaut-elle ?
Non, elle part avec lui. L'attestation est nominative : elle prouve qu'une personne a suivi la formation, pas qu'un local est en règle. Le repreneur doit donc compter dans son propre effectif une personne formée, ou faire valoir une dispense, dès le premier jour d'exploitation, conformément à l'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime. La reprise s'accompagne par ailleurs d'une nouvelle déclaration d'activité auprès de l'autorité compétente, puisque l'exploitant change, et d'un plan de maîtrise sanitaire réécrit pour l'activité que vous allez réellement exercer.
Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.
Ce qu'il faut préciser
L'article D. 233-11 du code rural et de la pêche maritime attache l'obligation à un établissement et à son effectif, pas à un local ni à un fonds. L'attestation, elle, est nominative : elle certifie qu'une personne identifiée a suivi un parcours, et rien d'autre. Aucune disposition ne prévoit sa transmission avec le fonds de commerce, et aucun acte de cession ne peut la transférer, quelle que soit la rédaction retenue par les parties. Le texte est silencieux sur le délai dont dispose un repreneur pour se mettre en conformité, ce qui signifie qu'il n'en accorde aucun : la situation s'apprécie dès le premier jour d'exploitation.
Le repreneur qui se fait surprendre est presque toujours celui qui a repris une affaire en marche, avec son équipe. Il pense hériter d'un ensemble cohérent, personnel compris, et découvre que le chef formé faisait partie du départ du cédant, ou qu'il a démissionné dans la foulée de la vente. Autre découverte fréquente : le classeur de plan de maîtrise sanitaire laissé sur place est celui de l'ancienne carte, avec des procédures qui ne décrivent plus rien de ce que la cuisine produit. Ces deux points ne se voient pas dans un bilan comptable.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer se liste en peu de lignes, et le vendeur ne le propose jamais spontanément. Demandez le récépissé de déclaration d'activité de l'établissement, l'attestation de formation de la personne actuellement en poste avec la certitude qu'elle reste, le plan de maîtrise sanitaire complet avec ses enregistrements des derniers mois, les rapports des contrôles sanitaires reçus et les suites qui leur ont été données, les contrats en cours de lutte contre les nuisibles et d'entretien des équipements. Consultez également le résultat publié sur alim-confiance.gouv.fr pour l'adresse concernée.
Après la reprise, trois pièces se refont et non une seule. La déclaration d'activité, parce que l'exploitant change, en application du règlement (CE) n° 852/2004, article 6. Le plan de maîtrise sanitaire, parce qu'il doit décrire votre carte, vos fournisseurs et vos équipements, pas ceux du prédécesseur. Et la preuve qu'une personne formée figure dans votre effectif, par attestation ou par dispense. Ces trois documents sont exactement ceux qui seront demandés lors de la première visite, laquelle intervient souvent peu après un changement d'exploitant signalé à l'administration.
Une confusion coûteuse consiste à croire que le résultat publié disparaît avec le changement d'enseigne. La publication concerne un établissement à une adresse, et un repreneur qui découvre un niveau défavorable après la signature ne peut pas le faire retirer sur demande : seule une nouvelle visite met le résultat à jour. Ce point se vérifie avant la négociation, pas après, car il pèse sur la réputation commerciale du lieu bien plus que sur le dossier administratif. La question de la publication relève d'un régime distinct de celui de la formation et se traite à part.
Pour un repreneur qui n'a pas d'expérience de direction dans le secteur alimentaire, la formation se prend en même temps que les démarches d'immatriculation. Les dix heures à distance se suivent pendant la période de négociation ou de travaux, les quatre heures en salle avant la date de prise de possession, pour 349 € par personne exonérés de TVA. Si vous justifiez d'au moins trois ans comme gestionnaire ou exploitant dans une entreprise du secteur alimentaire, rassemblez plutôt vos pièces de dispense et rangez-les dans le classeur, à l'endroit où l'attestation aurait figuré.
Prévoyez enfin une clause de calendrier dans votre organisation personnelle plutôt que dans l'acte. Le jour de la prise de possession, quatre choses doivent être déjà faites : la déclaration déposée, le titulaire de l'obligation identifié et formé ou dispensé pièces à l'appui, le classeur du plan de maîtrise sanitaire ouvert au nom de votre société, et les contrats de prestation repris ou renouvelés à votre nom. Aucune de ces quatre lignes ne demande d'argent important, toutes demandent du temps. Les traiter avant la signature évite de les traiter pendant les premières semaines d'exploitation, qui sont les plus chargées et les plus mal placées pour cela.
Le format
14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.
Les questions qui viennent ensuite
- Faut-il être formé avant l'ouverture ou peut-on régulariser ensuite ?
- Quels diplômes dispensent de la formation hygiène alimentaire ?
- Quelle expérience professionnelle dispense de la formation ?
- J'ai été gérant d'une pizzeria pendant trois ans : suis-je dispensé ?
- Comment prouver que je suis dispensé de la formation ?
- Vingt ans de cuisine comme salarié dispensent-ils de la formation ?
Traité en détail
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Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.
10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.