Contrôle

Les relevés de température sont-ils obligatoires ?

Oui, dans le sens où vous devez prouver que la chaîne du froid est maîtrisée. Le règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, impose de maintenir les denrées à des températures qui n'entraînent pas de risque, et l'arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de commerce de détail, d'entreposage et de transport de produits d'origine animale fixe les températures applicables. Aucun texte n'impose un modèle de fiche : ce sont vos procédures qui définissent la fréquence, les points de mesure et la conduite à tenir en cas d'écart. Un relevé sans action corrective tracée vaut peu.

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Ce qu'il faut préciser

Aucun texte n'écrit que vous devez remplir une feuille de relevés. Ce que le règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, impose, c'est de ne pas conserver les denrées à des températures pouvant entraîner un risque, et son article 5 impose des procédures permanentes fondées sur les principes de l'analyse des dangers, ce qui inclut la surveillance des mesures de maîtrise et l'enregistrement de cette surveillance. L'arrêté du 21 décembre 2009 fixe de son côté les températures applicables selon les produits et les étapes. L'obligation d'écrire découle donc de l'obligation de prouver, et la forme de cette preuve vous appartient.

Le registre trop parfait est le piège classique, et il se repère en quelques secondes. Trois mois de valeurs identiques, toutes conformes, écrites avec le même stylo par la même main, sans un seul écart signalé, décrivent un établissement qui n'existe pas : une chambre froide dont on ouvre la porte cinquante fois par service connaît des variations. Un registre crédible comporte des écritures différentes, des valeurs qui bougent, des écarts constatés et, en face de chaque écart, une décision écrite. C'est cette dernière colonne qui donne sa valeur à toutes les autres.

Un relevé qui prouve quelque chose comporte des éléments simples et souvent incomplets dans la pratique : la date et l'heure, le point de mesure identifié sans ambiguïté, la valeur relevée, l'identité de la personne qui a mesuré, et la décision prise si la valeur sort de l'intervalle prévu. Ajoutez la mention de l'appareil utilisé si vous en avez plusieurs. Ces feuilles se classent par mois dans le plan de maîtrise sanitaire, et se conservent selon la durée que vos procédures fixent au regard de la nature de vos produits.

La mesure porte sur le produit, jamais sur l'afficheur. Un afficheur donne la température de l'air à l'endroit où se trouve la sonde de l'appareil, ce qui peut différer sensiblement de la température à cœur d'une pièce placée près de la porte ou d'un bac empilé au fond. Une sonde propre, désinfectée entre deux mesures, vérifiée périodiquement par comparaison, est l'instrument de référence. C'est précisément le geste que les mises en situation avec manipulation prévues par l'arrêté du 12 février 2024 font travailler pendant la séance en salle.

Ne confondez pas ces enregistrements avec ceux d'un enregistreur automatique. Un système connecté qui journalise en continu résout la question de la fréquence et de la nuit, il ne résout pas celle de la réaction : une alarme sans trace de ce qui a été fait ne vaut pas mieux qu'une feuille vide. Conservez donc, à côté des courbes, le compte rendu écrit des incidents, avec l'heure, le constat, la décision sur les produits concernés et la remise en état. C'est cette partie humaine que le système ne produit pas.

La fréquence n'est fixée par aucun texte, et c'est déroutant pour beaucoup d'exploitants. Elle se justifie par votre analyse : nature des produits, volume, stabilité des équipements, historique des incidents. Une réception se mesure à chaque livraison, une chambre froide stable se surveille moins souvent qu'une vitrine ouverte en salle. Écrivez la fréquence retenue dans le plan de maîtrise sanitaire avec la raison qui la motive, en une ligne. Ce qui se discute en visite, ce n'est pas le chiffre, c'est l'absence d'explication.

La formation change surtout la façon de tenir ces documents. Un titulaire des quatorze heures sait pourquoi la réception est le relevé le plus important, pourquoi un refroidissement en grande quantité pose problème, et comment écrire un écart sans se piéger. Le parcours coûte 349 € par personne, exonérés de TVA, avec dix heures à distance et quatre heures en salle. Le dossier de température est celui où l'effet se voit le plus vite, parce qu'il transforme des cases remplies par habitude en preuves réellement utilisables.

Le format

14 heures au total : 10 heures en distanciel, à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

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