Locaux

Contrat de dératisation : ce qu'il doit contenir

Un contrat de dératisation doit prévoir un plan des postes d'appâtage, des visites périodiques, un rapport écrit à chaque passage et des préconisations. Le contrat prouve la démarche, ce sont les rapports et les actions correctives qui prouvent la maîtrise.

Vérifié le 6 octobre 2026 au regard de : Règlement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004, annexe II, chapitre I, point 2 c), et chapitre IX, point 4

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Publié le 25 mai 2026 · Mis à jour le 6 octobre 2026 · 6 min de lecture · Par Équipe pédagogique Hygiène 14

Croisement des flux en cuisine : bac de vaisselle sale d'un côté, assiettes propres de l'autre

Quelles pièces exiger du prestataire ?

Six pièces, rangées dans le même classeur : le contrat, le plan des postes, les rapports de visite, la liste des produits, les préconisations et la preuve de qualification des techniciens.

Cette dernière preuve est précise. L'arrêté du 9 octobre 2013 impose le certificat individuel « certibiocide nuisibles » à qui utilise, achète ou distribue les rodenticides et insecticides réservés aux professionnels. Il s'obtient après 21 heures de formation et vaut 5 ans. Un technicien nouvellement embauché a 6 mois pour l'obtenir, accompagné d'un titulaire en attendant. Demandez les numéros de certificat : l'entreprise les déclare chaque année avant le 31 mars sur l'application officielle certibiocide.

  • Le contrat, avec la nature et la fréquence des interventions
  • Le plan de l'établissement avec l'emplacement numéroté des postes
  • Un rapport de visite daté, avec les constats poste par poste
  • La liste des produits utilisés et leurs fiches
  • Les préconisations, avec les points à corriger par l'exploitant
  • Les numéros de certificat « certibiocide nuisibles » des techniciens qui interviennent

Référence : Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, point 4 ; arrêté du 9 octobre 2013, articles 2, 6, 9 et 11 et annexe I.

Que regarde l'inspecteur dans le dossier nuisibles ?

Les rapports, bien plus que le contrat. Le contrat sert de point de départ, pas de conclusion. Ce qui est lu : y a-t-il des consommations d'appâts, depuis quand, et qu'a fait l'exploitant.

Un rapport qui signale une activité depuis six mois, sans aucune trace de correction côté établissement, se retourne contre lui. Il prouve que le problème était connu et non traité. Exercer dans des locaux mal protégés contre les souillures ou toute source d'insalubrité est d'ailleurs une contravention de 5e classe (article R. 237-2 du code rural et de la pêche maritime).

Situation dans les rapportsLecture par l'inspecteur
Aucune activité, visites régulièresSituation maîtrisée
Activité ponctuelle, corrections tracéesDispositif qui fonctionne
Activité continue, aucune correctionMaîtrise défaillante
Aucun rapport depuis un anContrat de façade

Ce qui reste à la charge de l'exploitant

Aucun prestataire ne compense un local qui nourrit et abrite les nuisibles. Le contrat traite les individus, l'exploitant traite les causes.

  • Boucher les passages : bas de porte, gaines, siphons, trous de plomberie
  • Sortir les déchets et fermer les contenants
  • Ne pas stocker de cartons, ni dedans, ni dehors
  • Ranger les denrées sèches en contenants fermés, jamais au sol
  • Nettoyer les zones cachées : sous et derrière les équipements
  • Signaler immédiatement toute trace observée

Le registre à tenir

Un classeur dédié, avec le contrat, le plan des postes, tous les rapports de visite classés par date, et vos actions correctives en face de chaque préconisation.

Cette organisation transforme un dossier subi en démonstration active. Elle prend quinze minutes après chaque visite du prestataire.

Questions fréquentes sur ce sujet

Le contrat de dératisation est-il obligatoire ?
Le règlement impose la lutte contre les nuisibles, pas un contrat. En pratique, le contrat est la façon la plus simple de démontrer un dispositif permanent.
À quelle fréquence les visites ?
Aucune fréquence réglementaire n'est fixée. Les contrats prévoient couramment plusieurs visites annuelles, à ajuster selon l'environnement et l'historique.
Peut-on poser des appâts soi-même ?
L'usage de produits biocides est encadré et suppose des compétences. Le recours à un prestataire qualifié est plus sûr et fournit la preuve écrite.
Que faire en cas de traces constatées ?
Prévenir le prestataire, tracer le constat et les mesures prises, et corriger les causes : accès, déchets, stockage. Le signalement spontané est toujours mieux considéré.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

10 h en ligne dès le paiement, puis 4 h en salle à Paris, au créneau de votre choix. 349 €, exonérés de TVA.