Origine des viandes : ce qui doit être affiché
Un restaurant indique l'origine des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille qu'il achète crues pour ses plats, de façon lisible, sur la carte ou par affichage. Le décret n° 2002-1465, étendu aux trois dernières espèces le 19 février 2025, l'impose.
Vérifié le 6 octobre 2026 au regard de : Décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002 relatif à l'étiquetage des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille dans les établissements de restauration, version en vigueur depuis le 19 février 2025
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Publié le 9 avril 2026 · Mis à jour le 6 octobre 2026 · 6 min de lecture · Par Équipe pédagogique Hygiène 14

Quelles viandes doivent porter leur origine ?
Le bœuf, le porc, l'agneau, le mouton et la volaille, dès qu'ils entrent en morceaux dans un plat, ainsi que la viande bovine hachée. Le bœuf est concerné depuis 2002. Le décret n° 2025-141 du 13 février 2025 a étendu l'obligation aux trois autres espèces à compter du 19 février 2025. Le dispositif expérimental de 2022, qui allait dans le même sens, a pris fin le 29 février 2024.
La notice du décret de 2025, publiée au Journal officiel, précise qu'il vise les viandes achetées crues par le restaurateur, pas celles achetées déjà préparées ou cuisinées. Un émincé de poulet découpé et cuit sur place est concerné, des boulettes achetées prêtes à réchauffer ne le sont pas.
| Parcours de l'animal | Mention à afficher |
|---|---|
| Né, élevé et abattu dans le même pays | Origine : (nom du pays) |
| Bœuf né, élevé et abattu dans des pays différents | Né et élevé : (pays de naissance et pays d'élevage) et abattu : (pays d'abattage) |
| Porc, agneau, mouton ou volaille, pays différents | Élevé : (pays d'élevage) et abattu : (pays d'abattage) |
Référence : Décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002, articles 1er et 2, modifiés par le décret n° 2025-141 du 13 février 2025.
Sous quelle forme informer
Le décret demande une information lisible et visible, par affichage, sur les cartes et menus, ou sur tout autre support. Comme pour les allergènes, le client n'a pas à la réclamer. Un affichage unique en salle, tenu à jour, est le format le plus simple.
- Sur la carte, à côté du plat concerné
- Sur une ardoise ou une affiche visible dans la salle
- Sur tout autre support, à condition qu'il reste lisible et visible
- Sur le site et la fiche produit, pour la vente à emporter ou en livraison
Tenir l'information quand le fournisseur change
Le point faible est la mise à jour. Un affichage réalisé une fois, puis oublié pendant un an, devient une information fausse, ce qui est plus grave qu'une absence d'information.
La procédure efficace est de rattacher l'affichage à la réception : celui qui range la livraison vérifie que l'origine affichée correspond à ce qui entre en stock.
- Rattacher l'affichage au contrôle à réception
- Prévoir un support facile à modifier, ardoise ou étiquette amovible
- Conserver les bons de livraison qui justifient l'origine affichée
- Vérifier l'affichage lors de l'auto-inspection mensuelle
Que risque un restaurant qui n'affiche pas l'origine ?
Une contravention de 5e classe, prévue par l'article 3 du décret n° 2002-1465 : 1 500 € au plus, 3 000 € en récidive, et jusqu'à 7 500 € pour une société, puisque l'amende maximale d'une personne morale est le quintuple de celle d'une personne physique (articles 131-13 et 131-41 du code pénal).
L'information du consommateur relève des agents chargés de la concurrence et de la consommation. Le contrôle se fait depuis la salle, en comparant l'affichage aux documents de livraison.
L'écart entre l'affiche et le bon de livraison est la non-conformité type. Elle se corrige en quelques minutes si les bons sont classés correctement.
Référence : Décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002, article 3 ; code pénal, articles 131-13 et 131-41.