TraçabilitéPublié le 16 juillet 2026 · Mis à jour le 28 juillet 2026 ·6 min de lecturePar Équipe pédagogique Hygiène14

Traçabilité amont et aval : ce que vous devez pouvoir prouver

Un restaurant doit pouvoir identifier ses fournisseurs pour chaque denrée détenue, c'est la traçabilité amont. La traçabilité aval s'arrête au consommateur final, qui n'est pas tracé. Vendre à un autre professionnel change la règle et impose de tracer le destinataire.

Vérifié le 28 juillet 2026 au regard de : Règlement (CE) n° 178/2002, articles 18 et 19

Illustration : traçabilité

La règle du pas en arrière, pas en avant

L'article 18 du règlement 178/2002 impose à chaque exploitant de savoir de qui il a reçu une denrée et à qui il l'a fournie. Pour un restaurant qui sert des particuliers, la seconde branche s'éteint : le consommateur final n'entre pas dans le champ.

L'effort porte donc entièrement sur l'amont. Ce qu'un contrôle demande est simple à énoncer et pénible à improviser : montrez-moi d'où vient ce produit.

Référence : Article 18 du règlement (CE) n° 178/2002.

Le dispositif minimal qui suffit

Ce dispositif tient sur un classeur et une pochette d'étiquettes. Sa faiblesse n'est jamais technique, elle est humaine : le bon de livraison égaré au moment de la réception.

  • Un classeur chronologique des bons de livraison et des factures
  • Les étiquettes conservées pour les denrées d'origine animale sensibles, tant que le produit est en service
  • L'étiquetage systématique des produits déconditionnés et des préparations
  • Un cahier ou un fichier des fournisseurs, avec leurs coordonnées à jour
  • Une règle connue de l'équipe : rien n'entre en stock sans son document

Quand l'aval réapparaît

Dès qu'un professionnel devient client, le régime change et la question de l'agrément sanitaire peut se poser. C'est un point à traiter avant de signer, pas après.

SituationTraçabilité aval
Service au client en salleNon requise
Vente à emporter à un particulierNon requise
Livraison à un particulierNon requise
Fourniture à un autre restaurant ou à un commerceRequise, avec identification du destinataire
Prestation traiteur pour un professionnelRequise, et vérifier le cadre applicable à l'activité

Le test des cinq minutes

Prenez un produit au hasard dans votre chambre froide et essayez de retrouver son fournisseur, sa date de livraison et son numéro de lot le cas échéant. Si l'opération dépasse cinq minutes, votre traçabilité ne tiendra pas en contrôle.

Ce test se refait tous les trimestres, se note, et sert de preuve de vérification au titre du principe 6 de la méthode HACCP.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur ce sujet

Faut-il enregistrer chaque produit dans un tableau ?

Non. Le classement chronologique des bons de livraison suffit dans un restaurant, à condition qu'il soit complet et retrouvable.

Faut-il garder les emballages ?

Conserver l'étiquette des denrées sensibles tant que le produit est en service permet de retrouver le lot en cas de rappel. Garder tous les emballages n'est pas exigé.

Un achat en grande surface est-il traçable ?

Le ticket de caisse constitue la preuve de l'achat. Il est moins précis qu'un bon de livraison, ce qui est un argument de plus pour privilégier les circuits professionnels.

Combien de temps conserver ces documents ?

Au moins un an en pratique pour les denrées courantes, davantage pour les produits à longue durée de vie.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange

Les 10 heures à distance s’ouvrent dès le paiement et se suivent à votre rythme. Vous réservez ensuite vos 4 heures en salle parmi les créneaux proposés chaque semaine. 349 €, exonérés de TVA.

349

14 h · exonéré de TVA

S'inscrire