La mention fait maison : conditions et contrôles
Un plat fait maison est élaboré sur place à partir de produits bruts. Certains produits transformés restent admis parce qu'ils ne sont pas raisonnablement fabricables en cuisine. La mention s'applique plat par plat et doit pouvoir être justifiée.
Vérifié le 28 juillet 2026 au regard de : Code de la consommation, dispositions relatives à la mention fait maison
Le principe
La mention fait maison signale au consommateur que le plat a été cuisiné sur place, à partir de produits crus ou bruts, et non assemblé à partir de préparations achetées prêtes à l'emploi.
Elle s'apprécie plat par plat et non au niveau de la carte. Un établissement peut donc afficher fait maison sur certains plats seulement, ce qui est la situation la plus courante.
Référence : Décret n° 2014-1173 du 11 octobre 2014 ; décret n° 2015-505 du 6 mai 2015.
Ce qui reste admis dans un plat fait maison
La lecture prudente consiste à se demander si l'élément achété est un ingrédient ou une préparation. Une sauce industrielle réchauffée n'entre pas dans le champ du fait maison.
- Les produits que l'on ne fabrique pas raisonnablement en cuisine, comme certains fromages, charcuteries, pains ou pâtes sèches
- Les produits bruts épluchés, coupés ou surgelés sans autre transformation
- Les condiments et assaisonnements du commerce
- Les fonds et bouillons dans les conditions prévues par le texte
Comment justifier l'emploi de la mention
La fiche technique sert donc trois fois : allergènes, coût matière et justification du fait maison. C'est un argument de plus pour la tenir sérieusement.
| Pièce | Ce qu'elle démontre |
|---|---|
| Fiche technique du plat | La liste réelle des composants et leur origine |
| Bons de livraison | L'achat de produits bruts et non de préparations |
| Photos ou notes de production | L'élaboration sur place |
| Carte datée | La cohérence entre l'affichage et la période contrôlée |
Le risque encouru
L'usage abusif de la mention relève des pratiques commerciales trompeuses, contrôlées par les agents chargés de la concurrence et de la consommation, avec des suites propres.
Le risque commercial est comparable : une mention démentie par un client ou par la presse locale coûte plus qu'une remarque administrative.