Méthode HACCPPublié le 21 juillet 2026 · Mis à jour le 28 juillet 2026 ·7 min de lecturePar Équipe pédagogique Hygiène14

Surveiller un point critique au quotidien

Surveiller un point critique, c'est définir qui mesure, avec quel matériel, à quelle fréquence, et où le résultat est consigné. Une surveillance sans nom, sans heure et sans support n'existe pas, même si la mesure est réellement faite.

Vérifié le 28 juillet 2026 au regard de : Codex Alimentarius, principe 4

Illustration : méthode haccp

Les quatre colonnes d'une surveillance

Ajoutez une cinquième information, souvent oubliée : où le résultat est écrit. Une fiche affichée à côté du poste est lue et remplie, un classeur au bureau ne l'est pas.

ÉlémentQuestion à laquelle il répondExemple
QuoiQuelle grandeur est mesuréeTempérature à cœur en fin de cuisson
CommentAvec quel matériel, selon quelle méthodeSonde piquée au centre, appareil étalonné
QuandÀ quelle fréquence, à quel momentSur la première pièce de chaque série
QuiQuelle personne, nomméeChef de partie chaud, ou son suppléant désigné

Référence : Codex Alimentarius, principe 4.

Choisir une fréquence tenable

La bonne fréquence est celle qui sera respectée un vendredi soir à vingt heures trente. Une surveillance ambitieuse et abandonnée vaut moins qu'une surveillance modeste et continue.

Deux relevés quotidiens sur une enceinte froide, une mesure par série de cuisson, un contrôle par livraison : ces rythmes se tiennent et suffisent à démontrer la maîtrise.

  • Enceintes froides : au moins une fois par jour, idéalement matin et soir
  • Cuisson : sur la première pièce de chaque série et à chaque changement de produit
  • Refroidissement : au début et à la fin, avec les heures
  • Maintien au chaud : en début de service, puis à intervalle défini
  • Réception : à chaque livraison de denrées sensibles

Ce qui donne de la valeur à un enregistrement

Une fiche remplie d'un seul trait, à la même encre, avec des valeurs toutes identiques, se repère immédiatement. Elle transforme un dossier moyen en dossier suspect, parce qu'elle suggère une reconstitution.

  • Une valeur chiffrée, pas une case conforme cochée
  • L'heure de la mesure quand elle compte, notamment pour le refroidissement
  • L'initiale ou la signature de la personne qui a mesuré
  • Une écriture et une encre qui varient d'un jour à l'autre
  • Des écarts visibles, avec leur traitement en face

Papier ou capteur connecté

L'enregistrement automatique fait gagner du temps sur les enceintes et supprime l'oubli du week-end. Il ne remplace ni la mesure à cœur, qui reste manuelle, ni la lecture des alertes par une personne.

En contrôle, un système connecté n'est un avantage que si l'historique est exportable et que les alertes montrent un traitement. Des centaines d'alertes non traitées prouvent l'absence de maîtrise mieux que n'importe quel constat visuel.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur ce sujet

Peut-on remplir les fiches en fin de service ?

La mesure et l'écriture doivent être proches dans le temps. Remplir la semaine le vendredi est repéré et discrédite l'ensemble des enregistrements.

Faut-il enregistrer les valeurs conformes ?

Oui. Ce sont elles qui construisent la preuve de la continuité. Ne consigner que les écarts empêche de démontrer la surveillance.

Qui surveille quand la personne désignée est absente ?

Un suppléant nommé dans le plan. Une surveillance qui repose sur une seule personne s'interrompt à chaque congé.

Combien de temps garder les fiches ?

Au moins un an en pratique, avec les mois récents immédiatement accessibles. C'est la durée qui permet de démontrer une continuité crédible.

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