NettoyagePublié le 4 février 2026 · Mis à jour le 28 juillet 2026 ·6 min de lecturePar Équipe pédagogique Hygiène14

Choisir ses produits : les normes à exiger sur l'étiquette

Un désinfectant utilisé en cuisine doit porter une revendication d'efficacité rattachée à une norme européenne, préciser sa dilution et son temps de contact, et être apte au contact alimentaire pour les surfaces qui touchent les denrées.

Vérifié le 28 juillet 2026 au regard de : Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II

Illustration : nettoyage

Les mentions à chercher sur l'étiquette

Une revendication d'efficacité sans norme citée ni condition d'emploi ne vaut rien. Elle est fréquente sur les produits vendus en grande distribution.

MentionCe qu'elle garantit
Activité bactéricide, avec la norme correspondanteEfficacité mesurée sur des bactéries de référence
Activité fongicide ou levuricideEfficacité sur levures et moisissures
Activité virucide, si nécessaireEfficacité sur virus de référence
Dilution d'emploi et temps de contactConditions dans lesquelles l'efficacité est validée
Aptitude au contact alimentaireUtilisable sur les surfaces en contact avec les denrées
Numéro d'autorisation si le produit est biocideTraçabilité réglementaire du produit

Référence : Arrêté du 8 septembre 1999 ; annexe II du règlement (CE) n° 852/2004.

Combien de produits faut-il réellement

Quatre suffisent dans la plupart des cuisines : un détergent dégraissant pour les surfaces, un désinfectant apte au contact alimentaire, un dégraissant fort pour la hotte et les fours, et un produit sol.

Multiplier les références produit deux effets négatifs : des dilutions oubliées et des mélanges dangereux. Un produit de plus, c'est une ligne de plus dans le plan de nettoyage et une erreur possible de plus.

  • Détergent dégraissant pour surfaces et matériel
  • Désinfectant apte au contact alimentaire
  • Dégraissant fort pour hotte, filtres et fours
  • Détergent sol adapté au revêtement
  • Le cas échéant, un produit détartrant pour la machine à laver et les bouilloires

Ce qu'il ne faut jamais faire

Le transvasement dans une bouteille de boisson est la faute la plus grave de cette liste. Elle a produit des accidents réels et se relève immédiatement en contrôle.

  • Mélanger deux produits, en particulier un chloré et un acide
  • Transvaser un produit dans une bouteille alimentaire
  • Retirer l'étiquette d'origine d'un contenant
  • Utiliser un produit domestique sur une surface en contact avec les denrées
  • Stocker les produits d'entretien au-dessus ou à côté des denrées

Traduire le choix dans le plan de nettoyage

Chaque produit retenu apparaît dans le plan avec quatre informations : où il s'utilise, à quelle dilution, pendant combien de temps, et si un rinçage est nécessaire.

La fiche de données de sécurité correspondante est conservée et accessible. C'est une obligation distincte, liée à la sécurité des personnes.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur ce sujet

Un produit du commerce peut-il convenir ?

Seulement s'il porte les mentions d'efficacité et d'aptitude au contact alimentaire nécessaires. La plupart des produits domestiques ne les portent pas.

Faut-il un produit virucide en restauration ?

Ce n'est pas systématique. Il se justifie dans certaines situations sanitaires ou pour des surfaces très manipulées, à décider dans le plan.

L'eau de Javel est-elle interdite ?

Non, mais son emploi doit respecter une dilution précise, un temps de contact et un rinçage. Elle est incompatible avec de nombreux autres produits.

Faut-il changer de désinfectant régulièrement ?

En restauration, cette rotation n'est pas une exigence. Elle relève de pratiques industrielles particulières et complique inutilement le plan.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange

Les 10 heures à distance s’ouvrent dès le paiement et se suivent à votre rythme. Vous réservez ensuite vos 4 heures en salle parmi les créneaux proposés chaque semaine. 349 €, exonérés de TVA.

349

14 h · exonéré de TVA

S'inscrire