Contrôle

Traçabilité des lots, retrait et rappel : comment procéder de bout en bout ?

L'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002 impose de savoir de qui vient chaque denrée et, le cas échéant, à qui elle est partie. En restauration, cela se joue sur les bons de livraison classés et les étiquettes conservées. Dès qu'une denrée est jugée non conforme aux prescriptions de sécurité, l'article 19 impose le retrait, l'information de l'autorité compétente, et le rappel si le consommateur a pu être atteint.

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  • Savoir reconstituer, en quelques minutes, le fournisseur et le lot d'un produit entré il y a plusieurs semaines.
  • Distinguer le retrait, qui porte sur ce qui n'a pas encore été servi, du rappel, qui vise ce qui est déjà parti.
  • Connaître l'ordre des gestes le jour où un fournisseur signale un lot, sans improviser sous la pression.

Ce que l'article 18 impose vraiment

L'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002 pose une exigence en apparence limitée, et souvent mal comprise. Il impose que la traçabilité des denrées alimentaires soit établie à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution. Concrètement, il faut être en mesure d'identifier les personnes qui ont fourni une denrée, et de disposer de systèmes permettant de mettre cette information à la disposition des autorités compétentes à leur demande.

Cette obligation est souvent résumée par une formule utile : un pas en arrière, un pas en avant. Un pas en arrière, c'est le fournisseur. Un pas en avant, c'est le destinataire, lorsque la denrée est cédée à un autre professionnel. Un restaurant qui sert directement au consommateur final n'a pas de pas en avant à documenter au sens de cet article, ce qui allège son obligation sans la supprimer.

Le point que beaucoup d'exploitants manquent est que l'article 18 n'impose pas un registre d'un modèle particulier. Il impose un résultat : retrouver l'information et la fournir. Les bons de livraison, les factures et les étiquettes conservées peuvent parfaitement constituer le système, à condition qu'ils soient classés de manière à répondre vite.

Là où l'erreur coûte cher

L'article 18 impose de mettre l'information à disposition des autorités à leur demande. Un système matériellement complet mais impossible à interroger en un temps raisonnable ne satisfait pas cette exigence : la rapidité fait partie de l'obligation.

La traçabilité amont : ce qui se garde à la réception

Tout se joue au moment où la marchandise entre. C'est le seul instant où l'information sur l'origine est complète, lisible et rattachée physiquement au produit. Une fois le carton jeté et la barquette ouverte, elle disparaît définitivement pour la plupart des denrées.

La règle pratique tient en une phrase : ne jamais laisser partir une information d'origine avec un emballage. Cela suppose de décider à l'avance ce que l'on conserve, où on le conserve, et pendant combien de temps. Un exploitant qui découpe l'étiquette d'un lot de viande et l'agrafe au bon de livraison a fait, en cinq secondes, l'essentiel du travail.

  • Les bons de livraison, classés par date, avec la mention des refus et des réserves
  • Les factures, qui complètent les bons quand ceux ci sont incomplets
  • Les étiquettes des lots sensibles, notamment viandes, produits de la mer et ovoproduits
  • Les numéros de lot des produits transformés, relevés avant que l'emballage ne parte
  • Les documents commerciaux accompagnant les denrées d'origine animale, exigés par le règlement d'exécution (UE) n° 931/2011
  • Les relevés de température à réception, qui datent l'entrée et attestent du contrôle

La traçabilité interne : relier un lot reçu à un plat servi

L'article 18 n'impose pas explicitement une traçabilité interne aux établissements de remise directe. Elle n'en reste pas moins l'élément décisif le jour où une alerte survient, parce que sans elle un exploitant sait quand un lot est entré mais ignore ce qu'il est devenu. La conséquence est mécanique : il retire tout, faute de pouvoir retirer précisément.

En restauration, la traçabilité interne repose sur une pièce très simple, l'étiquette de produit entamé. Elle porte la dénomination, la date d'ouverture ou de fabrication, la durée de vie retenue, et idéalement le numéro de lot d'origine. Ce dernier élément, rarement reporté, est justement celui qui permet de faire le lien entre un signalement fournisseur et un bac en chambre froide.

La fiche technique de plat joue le même rôle un cran plus haut. Elle indique quels composants entrent dans quel plat, et permet de passer d'un ingrédient rappelé à la liste des plats concernés. Un établissement qui possède ses fiches techniques répond en quelques minutes à une question qui, sinon, demande de fouiller la mémoire de l'équipe.

La traçabilité aval : quand elle s'impose à un restaurant

Un restaurant qui sert des clients à table ne peut évidemment pas identifier ses destinataires, et le règlement ne le lui demande pas. La situation change dès qu'il cède des denrées à un autre professionnel : un traiteur qui livre une entreprise, un restaurant qui approvisionne un point de vente, un producteur de plats qui fournit un commerce voisin.

Dans ces cas, le pas en avant redevient exigible, et il se documente comme le pas en arrière : quoi, combien, quand, à qui. Une simple facture nominative datée suffit le plus souvent, à condition qu'elle identifie le produit et pas seulement une prestation globale.

Cette frontière recoupe une autre question, celle de l'agrément sanitaire. Une activité qui dépasse la remise directe au consommateur final peut relever de l'obligation d'agrément prévue à l'article 4 du règlement (CE) n° 853/2004 pour les denrées d'origine animale. La traçabilité aval est souvent le premier indice qu'un établissement a changé de nature sans s'en apercevoir.

L'exercice de traçabilité : le test à faire soi-même

La seule manière de savoir si un système de traçabilité fonctionne est de le mettre à l'épreuve avant que quelqu'un d'autre ne le fasse. L'exercice est court, il ne coûte rien, et il révèle en une demi heure ce qu'un classeur bien rangé ne montre pas.

On procède dans les deux sens. Dans le sens amont, on prend un produit au hasard en chambre froide et on remonte jusqu'au fournisseur et à la date d'entrée. Dans le sens aval, on part d'un bon de livraison ancien et on cherche ce que ce lot est devenu. Le second sens est le plus instructif, parce que c'est celui qu'une alerte réelle impose.

  • Choisir un produit en stock, retrouver son fournisseur, sa date de réception et son numéro de lot
  • Chronométrer la recherche, et noter le temps réel plutôt que le temps espéré
  • Repartir d'un bon de livraison de plusieurs semaines et identifier les plats qui ont pu en contenir
  • Vérifier que les documents retrouvés sont lisibles, y compris les tickets thermiques qui pâlissent
  • Consigner l'exercice, sa date et son résultat, comme preuve de vérification du plan
  • Corriger ce que l'exercice a révélé, plutôt que de le refaire à l'identique

Là où l'erreur coûte cher

Les bons de livraison imprimés sur papier thermique s'effacent avec le temps et la chaleur. Un classeur entier peut devenir illisible sans que personne ne s'en aperçoive. La photocopie ou la numérisation à réception règle ce problème définitivement.

Quand faut-il déclencher un retrait

L'article 14 du règlement (CE) n° 178/2002 interdit la mise sur le marché de denrées dangereuses, c'est à dire préjudiciables à la santé ou impropres à la consommation humaine. L'article 19 en tire la conséquence : lorsqu'un exploitant considère qu'une denrée qu'il a mise sur le marché ne répond pas aux prescriptions de sécurité, il engage immédiatement les procédures de retrait et en informe les autorités compétentes.

Le déclencheur n'est donc pas la certitude d'un danger, c'est l'appréciation de l'exploitant selon laquelle une denrée peut ne pas être conforme. Cette nuance est capitale : attendre une confirmation analytique avant d'agir revient à laisser des produits en circulation pendant l'attente, ce que le texte ne permet pas.

  • Un fournisseur signale un lot, par courrier, par courriel ou par téléphone
  • Un résultat d'analyse défavorable sur un critère de sécurité du règlement (CE) n° 2073/2005
  • Une rupture de chaîne du froid dont la durée ne peut pas être établie
  • Un corps étranger découvert dans un produit, en cuisine ou signalé par un client
  • Une suspicion de toxi-infection alimentaire évoquant un plat ou un ingrédient
  • Un défaut d'étiquetage portant sur un allergène de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011

La procédure de retrait, dans l'ordre

Un retrait mal conduit est presque toujours un retrait improvisé. L'ordre des gestes compte, parce que chaque étape conditionne la suivante : bloquer avant d'inventorier, inventorier avant de décider, décider avant de communiquer. La procédure doit figurer par écrit dans le plan de maîtrise sanitaire, avec les coordonnées utiles, pour ne pas avoir à les chercher le jour venu.

Le blocage physique est la première urgence. Il consiste à identifier les produits concernés, à les sortir du circuit de production, à les regrouper dans un emplacement clairement signalé, et à s'assurer que personne ne les remettra en service par inadvertance. Une étiquette voyante et un emplacement dédié valent mieux qu'une consigne orale donnée en plein service.

  • Bloquer immédiatement tous les produits susceptibles d'être concernés, y compris ceux dont on doute
  • Identifier précisément le lot, à partir des étiquettes conservées et des bons de livraison
  • Inventorier les quantités restantes, et estimer les quantités déjà utilisées ou servies
  • Informer sans délai l'autorité compétente, en application de l'article 19 du règlement (CE) n° 178/2002
  • Prévenir le fournisseur et lui demander l'étendue exacte du lot concerné
  • Décider du sort des produits bloqués, et tracer la destruction ou la reprise
  • Décider si un rappel auprès des consommateurs est nécessaire
  • Rédiger le compte rendu et l'analyse des causes, puis le classer dans le plan

Le rappel : quand le produit est déjà parti

Le retrait porte sur ce qui est encore sous votre contrôle. Le rappel vise ce qui est déjà entre les mains du consommateur, et l'article 19 du règlement (CE) n° 178/2002 l'impose lorsque le produit a pu parvenir au consommateur et que les autres mesures ne suffisent pas à atteindre un niveau de protection élevé.

En restauration assise, le rappel est matériellement difficile puisque les clients ne sont pas identifiés. Il devient réalisable, et attendu, dans les activités où les clients sont connus : commandes en ligne avec coordonnées, livraison, traiteur événementiel, vente à emporter avec fichier client, abonnements de plateaux repas.

L'information des consommateurs doit alors être claire et opérationnelle : quel produit, quelle date, quel risque, quelle conduite à tenir. Les modalités concrètes se décident avec l'autorité compétente, qui est informée en même temps. Un exploitant qui organise seul une communication publique sans avoir prévenu les services prend le risque d'un message inexact et d'une aggravation de sa situation.

Là où l'erreur coûte cher

Ne pas informer l'autorité compétente est une faute distincte du problème sanitaire lui même. Un exploitant qui a bien retiré un lot mais n'a prévenu personne se trouve en manquement à l'article 19, alors même que sa réaction matérielle était correcte.

Informer, et à qui parler dans quel ordre

Trois interlocuteurs interviennent, et confondre leur rôle fait perdre du temps. L'autorité compétente, en pratique la direction départementale en charge de la protection des populations, doit être informée dès que le retrait est engagé. Le fournisseur doit être sollicité pour connaître l'étendue du lot et sa position. L'assureur, enfin, se prévient tôt même si son rôle n'est pas sanitaire.

Le contenu de l'information aux services doit permettre de comprendre en quelques lignes : la dénomination du produit, le lot, le fournisseur, la quantité reçue, la quantité restante, ce qui a été servi, la mesure déjà prise, et la personne à contacter. Un message précis appelle une réponse rapide, un message vague appelle une visite.

Tout cet échange se conserve par écrit. Un appel téléphonique passé de bonne foi ne laisse aucune trace, et il ne prouvera rien plus tard. La confirmation par courriel de ce qui a été dit au téléphone est le geste le plus rentable de toute la procédure.

Après : analyser la cause et corriger le système

Un incident traité mais non analysé se reproduit. La démarche fondée sur les principes HACCP prévoit précisément cette étape : l'action corrective ne se limite pas au traitement du produit, elle vise la cause. Retirer un lot est un geste, comprendre pourquoi il a fallu le retirer en est un autre.

L'analyse se conduit avec des questions simples et concrètes. L'information d'origine avait elle été conservée, ou a t elle disparu avec un emballage ? Le lot était il identifiable en stock ? Combien de temps a duré la recherche ? Quelqu'un avait il vu un signe avant coureur sans le signaler ? Chaque réponse désigne une correction possible dans le plan.

Le compte rendu final se range dans le volet traçabilité du plan de maîtrise sanitaire. Il vaut preuve à deux titres : il démontre que l'exploitant a réagi conformément à l'article 19, et il démontre que le système a été amélioré après coup. C'est la meilleure pièce à présenter lors d'un contrôle ultérieur portant sur le même sujet.

La fiche réflexe et la part de la formation

Une procédure de retrait de dix pages n'est jamais lue le jour où elle sert. Ce qui fonctionne est une fiche d'une page, affichée ou rangée à un endroit connu, qui donne l'ordre des gestes et les numéros à appeler. Elle se relit en une minute, et elle évite l'erreur la plus fréquente, qui consiste à téléphoner partout avant d'avoir bloqué les produits.

La fiche doit nommer une personne responsable et un suppléant, parce qu'une alerte tombe rarement au moment où le gérant est présent. Elle doit également indiquer où se trouvent les bons de livraison et les étiquettes conservées, information évidente pour celui qui les classe et introuvable pour tous les autres.

La compréhension de ces mécanismes fait partie du programme de la formation obligatoire prévue à l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime, dont le cahier des charges est fixé par l'arrêté du 12 février 2024 : quatorze heures, dix en distanciel et quatre en présentiel avec manipulation de matériel. Elle est facturée 349 €, exonérés de TVA au titre de l'article 261-4-4 a du code général des impôts. Comme toujours, l'attestation ne dispense d'aucune des obligations décrites ici.

Cas concrets

Un fournisseur appelle pour un lot de volaille

Le fournisseur signale par téléphone un lot de volaille livré dix jours plus tôt. L'exploitant ne conserve aucune étiquette et retrouve seulement le bon de livraison.

Sans numéro de lot conservé, il est impossible de distinguer les produits concernés des autres, ce qui impose de bloquer l'ensemble des produits de cette catégorie issus de ce fournisseur et de la période. La conduite à tenir est de bloquer largement, d'informer l'autorité compétente, de demander au fournisseur le détail du lot, puis de tracer la destruction ou la reprise. La leçon opérationnelle est immédiate : agrafer l'étiquette au bon de livraison à la réception aurait limité le retrait à quelques pièces au lieu de tout un rayon.

Un client signale un corps étranger

Un client signale un fragment dur dans un plat servi la veille. Aucun autre client ne s'est manifesté, et le service a été important.

Le signalement isolé n'autorise pas à conclure à un incident sans suite. La démarche consiste à conserver l'élément signalé, à identifier le plat et ses composants par la fiche technique, à remonter aux lots des ingrédients, et à examiner les équipements susceptibles d'avoir libéré un fragment. Si l'origine est une matière première, le fournisseur et l'autorité compétente doivent être informés. Si l'origine est un équipement, la correction porte sur la maintenance. Dans les deux cas, une fiche de non-conformité écrite est le seul élément qui prouvera plus tard que le signalement a été traité.

Un traiteur qui livre des entreprises

Un traiteur livre chaque semaine des plateaux repas à plusieurs entreprises et pense n'avoir aucune obligation de traçabilité aval puisque les plats sont consommés par des particuliers.

La cession se fait à un autre professionnel, l'entreprise cliente, et non directement au consommateur final. Le pas en avant prévu par l'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002 redevient donc exigible : il faut savoir quel produit est parti, quel jour, en quelle quantité et chez qui. Les factures nominatives datées et détaillées suffisent le plus souvent. Cette activité pose aussi la question du statut de l'établissement au regard de l'agrément prévu à l'article 4 du règlement (CE) n° 853/2004, question à examiner avec la direction départementale compétente.

Un exercice de traçabilité qui dure une heure et demie

Lors d'un test interne, il faut une heure et demie pour retrouver l'origine d'un produit ouvert en chambre froide, et la réponse reste incertaine.

Le résultat vaut diagnostic : le système existe sur le papier mais n'est pas interrogeable, ce que l'article 18 exige puisqu'il impose de mettre l'information à disposition à la demande. Les corrections sont concrètes et peu coûteuses : classer les bons par date sans exception, agrafer les étiquettes des produits sensibles, reporter le numéro de lot sur l'étiquette de produit entamé, et photocopier les tickets thermiques. Refaire l'exercice après ces corrections, et consigner les deux temps mesurés, constitue une excellente preuve de vérification du plan.

Questions posées sur ce sujet

Un restaurant doit-il tracer ce qu'il sert à ses clients ?
Non au sens de l'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002, qui ne demande pas d'identifier les consommateurs finals. L'obligation porte sur l'identification des fournisseurs. La traçabilité interne reste toutefois décisive pour cibler un retrait, faute de quoi il faut retirer largement.
Faut-il garder les étiquettes des produits ?
Aucun texte ne l'impose mot pour mot, mais c'est le moyen le plus simple de conserver un numéro de lot qui disparaîtrait avec l'emballage. Pour les denrées sensibles, agrafer l'étiquette au bon de livraison transforme une obligation de résultat en geste de cinq secondes.
Quelle différence entre retrait et rappel ?
Le retrait vise les produits encore sous le contrôle de l'exploitant, avant qu'ils n'atteignent le consommateur. Le rappel vise ceux qui sont déjà parvenus au consommateur et suppose de l'informer. L'article 19 du règlement (CE) n° 178/2002 organise les deux.
Faut-il prévenir l'administration avant d'avoir la certitude d'un danger ?
L'article 19 impose d'agir dès que l'exploitant considère qu'une denrée peut ne pas répondre aux prescriptions de sécurité, sans attendre une confirmation. Retirer puis informer, dans cet ordre et sans délai, est la conduite prévue par le texte.
Combien de temps conserver les bons de livraison ?
Aucune durée générale n'est fixée par l'article 18. La logique consiste à conserver ces pièces plus longtemps que les relevés courants, puisqu'elles servent à répondre à une alerte qui peut survenir bien après la consommation du produit.
Le numéro de lot doit-il figurer sur les étiquettes de produits entamés ?
Ce n'est pas imposé explicitement, et c'est pourtant l'élément qui permet de relier un bac ouvert à un lot signalé. Sans lui, l'exploitant sait quand le produit a été ouvert mais pas d'où il vient, ce qui élargit inutilement le retrait.
Que faire des produits retirés ?
Ils sont isolés dans un emplacement identifié, hors du circuit de production, puis détruits ou repris par le fournisseur selon ce qui est convenu avec l'autorité compétente. Dans tous les cas, le sort des produits se consigne par écrit avec les quantités.
Un logiciel de traçabilité est-il obligatoire ?
Non. L'article 18 impose un résultat, pas un outil. Des bons de livraison classés par date et des étiquettes conservées satisfont l'obligation, à condition de permettre de répondre rapidement à une demande de l'autorité compétente.

Le format

14 heures : 10 heures en distanciel, à suivre à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

Hygiène 14 délivre l'attestation après validation des deux conditions : enseignement à distance terminé et présentiel émargé.