Contrôle

Relevés de température : que faut-il consigner, et combien de temps le garder ?

Un relevé n'est une preuve que s'il porte la date, l'heure, l'enceinte identifiée, la valeur mesurée, la personne qui a mesuré, et la suite donnée en cas d'écart. Les températures de référence viennent de l'arrêté du 21 décembre 2009. La mesure porte sur le produit, pas sur l'air affiché par l'enceinte, et une sonde sans preuve de vérification affaiblit l'ensemble du registre.

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  • Connaître les températures fixées par l'arrêté du 21 décembre 2009 et savoir sur quoi la mesure doit porter.
  • Construire un relevé qui vaut preuve, avec les six mentions sans lesquelles une ligne de chiffres ne prouve rien.
  • Savoir quoi écrire le jour où une température est hors limite, plutôt que de laisser une case vide.

Les températures que les textes fixent

L'arrêté du 21 décembre 2009 fixe les températures de conservation applicables aux produits d'origine animale et aux denrées en contenant, dans les activités de commerce de détail, d'entreposage et de transport. C'est ce texte que l'inspecteur a en tête lorsqu'il sort sa sonde, et c'est celui que l'exploitant doit pouvoir citer sans hésiter.

Quelques valeurs suffisent à couvrir la restauration courante. Elles ne se négocient pas, et elles ne dépendent ni de la taille de l'établissement ni de la saison. Ce qui varie, en revanche, est la façon dont l'exploitant les surveille et les prouve.

SituationTempérature de référenceTexte
Autres denrées très périssables conservées au froid+ 4 °C au maximumArrêté du 21 décembre 2009, annexe I
Préparations culinaires élaborées à l'avance+ 3 °C au maximumMême annexe
Glaces, viandes hachées et produits de la pêche congelés- 18 °C au maximumMême annexe
Autres denrées congelées- 12 °C au maximumMême annexe
Produits surgelés- 18 °C ou plus froidDécret n° 64-949, article 1er
Plat remis chaud au consommateur+ 63 °C au minimumArrêté du 21 décembre 2009, annexe I
Refroidissement d'une préparation chaude destinée à être conservéeRepère : pas plus de deux heures entre + 63 °C et + 10 °CMême arrêté, annexe IV ; règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, point 6

Là où l'erreur coûte cher

Sur un produit préemballé, le conditionneur peut fixer une autre température sur l'étiquette, comme le prévoit l'annexe I de l'arrêté. C'est alors cette indication qui s'applique, et c'est elle qui doit figurer dans votre plan.

Ce que la mesure vise : le produit, jamais l'afficheur

Le malentendu le plus coûteux en matière de relevés tient en une phrase : l'obligation porte sur la température des denrées, pas sur celle de l'air de l'enceinte. Une chambre froide dont l'afficheur indique une valeur conforme mais dont les produits relèvent une valeur supérieure est en défaut, et l'afficheur ne constitue pas une défense.

L'écart entre l'air et le produit n'a rien d'anormal, il est même attendu. L'air circule et se refroidit vite, une masse de denrée met beaucoup plus longtemps à descendre. Un relevé fondé uniquement sur la lecture de l'afficheur mesure donc la performance du groupe froid, pas la sécurité des aliments.

La conséquence pratique est simple : le registre doit comporter, au moins régulièrement, des mesures faites dans le produit, à coeur ou entre deux barquettes selon la nature de la denrée. La lecture d'afficheur garde son utilité comme surveillance quotidienne rapide, elle ne peut pas être le seul mode de preuve du registre.

Les six mentions sans lesquelles un relevé ne prouve rien

Un registre de températures est une preuve seulement s'il permet de reconstituer une mesure précise. Une colonne de chiffres sans contexte n'est pas opposable, parce qu'elle ne dit ni quand, ni où, ni par qui. Chacune des six mentions ci dessous répond à une question qu'un inspecteur posera si le registre l'intéresse.

Ces mentions n'alourdissent pas le travail : elles se pré impriment sur la feuille, et il ne reste au quotidien qu'une valeur à écrire et un paraphe à poser. C'est la conception de la feuille qui fait la différence, pas la discipline de celui qui la remplit.

  • La date, écrite en entier, sans se contenter d'un numéro de semaine
  • L'heure ou le moment de service, pour situer la mesure dans la journée
  • L'identification de l'enceinte ou du poste, avec le même nom que sur la porte
  • La valeur mesurée, en degrés, telle que lue et non arrondie vers le confortable
  • L'identité de la personne qui a mesuré, initiales ou paraphe
  • La suite donnée si la valeur sort des limites, même brièvement

À quelle fréquence relever, et qui en décide

Aucun texte général ne fixe un nombre de relevés par jour opposable à un restaurant. La fréquence relève de la procédure fondée sur les principes HACCP que l'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 demande de mettre en place : c'est l'exploitant qui la détermine, en fonction du risque, et qui doit pouvoir la justifier.

Cette liberté n'est pas une absence de contrainte, c'est un déplacement de la contrainte. L'inspecteur ne demandera pas pourquoi vous relevez deux fois par jour plutôt que trois, il demandera pourquoi vous avez retenu cette fréquence et si elle permet de détecter une dérive avant qu'elle n'atteigne les denrées. Une réponse crédible relie la fréquence à la sensibilité des produits et à la fiabilité des équipements.

En pratique, une fréquence tenue vaut mieux qu'une fréquence ambitieuse et abandonnée. Un relevé le matin à l'ouverture et un relevé en fin de service, tenus toute l'année, produisent un registre solide. Quatre relevés annoncés et deux tenus produisent un registre qui se retourne contre son auteur, puisqu'il montre l'écart entre la procédure écrite et la réalité.

La sonde : un instrument, une hygiène, une vérification

Le thermomètre à sonde est l'outil de base, et il pose trois questions distinctes. La première est celle de son adaptation : une sonde de pénétration pour les mesures à coeur, une lecture rapide pour ne pas maintenir une porte ouverte, une plage couvrant le négatif comme le chaud. La deuxième est celle de son hygiène : une sonde plongée dans un plat cru puis dans un plat prêt à consommer transporte exactement ce que le plan cherche à éviter.

La troisième question, la plus souvent négligée, est celle de la confiance dans la valeur affichée. Aucun texte n'impose une périodicité d'étalonnage à un restaurant, mais un registre entier repose sur la fiabilité de l'instrument qui l'a produit. Sans preuve de vérification, trois cents lignes de relevés perdent une bonne partie de leur valeur d'un seul coup.

La vérification la plus accessible consiste à contrôler l'instrument dans un bain d'eau et de glace fondante, qui donne un point de référence stable, et à consigner le résultat de ce contrôle avec sa date. Un certificat d'étalonnage émis par un prestataire apporte une preuve plus forte. Dans les deux cas, la trace se range avec le registre, et non dans un tiroir séparé.

Là où l'erreur coûte cher

Une sonde qui a subi un choc, qui a été lavée au lave vaisselle ou dont la pile a été changée doit être revérifiée avant d'être réutilisée pour un relevé. Une valeur fausse consignée de bonne foi reste une valeur fausse dans le registre.

Les enregistreurs automatiques : ce qu'ils règlent, ce qu'ils laissent

Les sondes connectées et les enregistreurs autonomes suppriment la tâche la plus fastidieuse, la saisie manuelle, et ils apportent quelque chose qu'aucun relevé humain ne donne : la continuité. Une coupure nocturne de quatre heures, invisible entre deux relevés manuels, apparaît nettement sur une courbe.

Ils ne règlent pas tout, et il faut savoir précisément ce qui reste à faire. Ils mesurent l'air de l'enceinte, sauf si une sonde est placée dans un bloc de référence prévu à cet effet. Ils produisent des alertes que quelqu'un doit lire et traiter. Et ils accumulent des données qui n'ont de valeur que si elles sont exportables et conservées.

  • Ce qu'ils apportent : continuité de la mesure, détection des coupures, alerte en dehors des heures d'ouverture
  • Ce qu'ils ne remplacent pas : la mesure dans le produit, notamment à la réception et au refroidissement
  • Ce qu'ils exigent : une personne qui reçoit et traite les alertes, et une trace écrite de ce traitement
  • Ce qu'il faut prévoir : l'export des données, leur conservation, et la conduite à tenir si le service en ligne s'interrompt

La réception : le relevé qui compte le plus

Le contrôle à réception est le moment où l'exploitant peut encore refuser un produit. Une fois la livraison acceptée et rangée, la responsabilité de la denrée lui appartient, en application de l'article 17 du règlement (CE) n° 178/2002 qui met la conformité à la charge de l'exploitant pour les activités placées sous son contrôle.

Le relevé à réception porte donc sur trois choses à la fois : la température du produit livré, l'état des emballages et l'aspect des denrées, et les mentions d'étiquetage qui serviront ensuite à la traçabilité. Le mesurer entre deux barquettes évite de percer un emballage, tout en donnant une valeur représentative.

Le point qui décide, en cas de contrôle comme en cas d'incident, est la trace du refus. Un exploitant qui a refusé une palette hors température et qui possède le bon de livraison annoté et signé démontre un système qui fonctionne. Un exploitant qui n'a jamais refusé la moindre livraison en trois ans démontre surtout qu'il ne contrôle pas.

Le chaud, le refroidissement et la remise en température

La chaîne du froid n'est que la moitié du sujet. L'arrêté du 21 décembre 2009 fixe également + 63 °C au minimum pour un plat remis chaud. Pour le refroidissement, le règlement (CE) n° 852/2004 impose de réfrigérer dès que possible après la cuisson, et l'annexe IV de l'arrêté donne un repère : pas plus de deux heures entre + 63 °C et + 10 °C. Ces deux étapes appellent des enregistrements aussi précis que ceux des enceintes froides.

Le refroidissement est l'étape où les écarts sont les plus fréquents et les moins visibles. Un bac profond placé en chambre froide met plusieurs heures à descendre, et rien ne le signale : l'afficheur de la chambre reste correct, le produit passe lentement la zone où les micro organismes se multiplient le mieux. C'est un cas typique de danger que seule la mesure dans le produit révèle.

L'enregistrement de refroidissement porte donc au minimum sur l'heure de début, la température de départ, l'heure d'atteinte de la cible et la valeur atteinte. Le même raisonnement vaut pour la remise en température, où c'est la rapidité de passage et la valeur atteinte à coeur qui comptent, et non la durée passée dans l'appareil.

L'écart : ce qu'on écrit quand la valeur n'est pas bonne

Le réflexe le plus répandu, et le plus dommageable, consiste à ne rien écrire quand la température est mauvaise. Une case vide dans un registre par ailleurs tenu attire immédiatement l'attention, et elle prive l'exploitant de la seule chose qui le protège : la preuve qu'il a vu l'écart et qu'il a agi.

Un écart consigné et traité n'est pas une non-conformité, c'est le fonctionnement normal d'un système de maîtrise. C'est précisément ce que la démarche fondée sur les principes HACCP appelle une action corrective. Ce qui constitue une non-conformité, c'est l'écart non détecté, ou détecté et laissé sans suite.

  • Écrire la valeur réellement lue, sans la corriger vers une valeur acceptable
  • Indiquer la décision prise sur les denrées : maintien, transfert, retrait, destruction
  • Noter l'intervention faite sur l'équipement, et qui l'a demandée
  • Contrôler à nouveau après l'intervention, et consigner ce second relevé
  • Renseigner une fiche de non-conformité si les denrées ont été retirées ou détruites

Là où l'erreur coûte cher

Une rupture de chaîne du froid ne se juge pas seulement à la valeur atteinte, mais à la durée pendant laquelle la denrée y a été exposée. Une température relevée sans savoir depuis combien de temps elle dure conduit souvent à une décision plus prudente, donc au retrait du produit.

Conserver : combien de temps, sous quelle forme, où

Aucun texte général ne fixe une durée unique de conservation des relevés de température en restauration. L'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 demande de conserver les documents pendant une période appropriée, formule qui renvoie à la nature des produits et à leur durée de vie. Un exploitant doit donc être en mesure d'expliquer la durée qu'il a retenue, plutôt que de citer un nombre entendu quelque part.

Le raisonnement utile consiste à couvrir au moins la période pendant laquelle un produit servi pourrait encore être mis en cause, ce qui conduit à conserver bien au delà de la durée de vie de la denrée elle même. Les registres numériques ne changent pas la règle : ils la rendent plus facile à tenir, à condition que l'export reste possible si le prestataire change.

La forme importe autant que la durée. Des feuilles volantes dans un tiroir, sans classement chronologique, sont matériellement présentes et pratiquement inutilisables. Un classeur par année, un intercalaire par mois, une signature hebdomadaire du responsable : cette organisation prend cinq minutes par semaine et transforme le registre en pièce consultable.

Les erreurs qui ruinent un registre pourtant tenu

Certaines habitudes détruisent la valeur d'un registre alors même que les relevés ont été faits. Elles se repèrent en quelques secondes par un lecteur entraîné, et elles transforment une négligence de forme en question de sincérité, ce qui est bien plus grave.

La plus commune est la régularité artificielle. Un équipement réel produit des variations : ouvertures de porte, livraisons, service, dégivrage. Une colonne où la même valeur revient toute l'année ne décrit aucun équipement existant. La deuxième est le remplissage groupé, reconnaissable au stylo unique et à l'écriture identique sur une longue période.

  • Valeurs identiques ou trop régulières sur des semaines entières
  • Registre rempli d'un seul trait, plusieurs semaines de la même encre
  • Cases vides précisément aux périodes de forte activité ou de congés
  • Relevés qui continuent pendant une fermeture de l'établissement
  • Enceintes citées dans le registre qui n'existent plus dans la cuisine
  • Absence totale d'écart consigné, alors qu'aucun équipement ne fonctionne sans incident

La formation, et ce qu'elle change sur les relevés

La tenue des relevés est l'un des points sur lesquels une équipe formée se distingue immédiatement d'une équipe qui improvise. Savoir où placer une sonde, comprendre pourquoi la valeur du produit prime sur l'afficheur, et connaître la conduite à tenir en cas d'écart sont des gestes qui s'apprennent, pas des évidences.

Le décret n° 2011-731 du 24 juin 2011, pris pour l'application de l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime, impose la présence, dans l'établissement, d'au moins une personne justifiant d'une formation en matière d'hygiène alimentaire. L'arrêté du 12 février 2024 en fixe le cahier des charges : quatorze heures, un référentiel de contenu et des mises en situation avec manipulation de matériel.

Le format découle de cette dernière exigence : dix heures en distanciel et quatre heures en présentiel, les heures en salle servant aux gestes que l'écran ne permet pas d'acquérir, dont la prise de température à coeur et la vérification d'une sonde. La formation coûte 349 €, exonérés de TVA au titre de l'article 261-4-4 a du code général des impôts.

Cas concrets

Une chambre froide conforme à l'afficheur, des produits à bonne distance

L'afficheur de la chambre froide positive indique une valeur conforme. La sonde de l'inspecteur, plongée dans une barquette de viande hachée, donne une valeur nettement supérieure.

Le constat porte sur la denrée, conformément à l'arrêté du 21 décembre 2009, et l'afficheur ne le contredit pas. Les causes usuelles sont la surcharge de l'enceinte, une denrée placée devant la sortie d'air, ou un produit rangé alors qu'il n'était pas encore descendu en température. La conduite à tenir est de statuer sur le produit, de dégager et réorganiser l'enceinte, puis de recontrôler et de consigner. Ajouter un relevé dans le produit à la procédure, en plus de la lecture d'afficheur, évite que la situation ne se répète sans être vue.

Une panne de nuit découverte au matin

En arrivant, l'équipe constate que la chambre froide est à l'arrêt. Personne ne sait quand la panne a commencé, l'établissement était fermé depuis la veille au soir.

L'absence d'information sur la durée est ici l'élément déterminant. Sans enregistreur continu, il est impossible d'établir depuis combien de temps les denrées sont hors limite, ce qui conduit à la décision prudente : retrait des produits concernés et destruction tracée, plutôt qu'un pari sur une panne récente. L'événement se consigne sur une fiche de non-conformité avec la liste des produits, la décision et l'intervention sur l'équipement. C'est exactement la situation qui justifie un enregistreur avec alerte.

Un refroidissement de grande quantité en chambre froide

Un bac profond de sauce chaude est placé directement en chambre froide en fin de service, sans mesure de la descente en température.

Le règlement (CE) n° 852/2004 impose de réfrigérer dès que possible après la cuisson, et le repère de l'annexe IV de l'arrêté du 21 décembre 2009 est de passer de + 63 °C à + 10 °C en moins de deux heures. Un bac profond en chambre froide atteint difficilement cette cible, et la chambre subit en outre un apport de chaleur qui pénalise les autres denrées. La correction consiste à fractionner en contenants peu profonds, à utiliser une cellule si l'établissement en possède une, et à enregistrer l'heure de départ, l'heure d'arrivée et la valeur atteinte. Sans cet enregistrement, l'étape n'est pas maîtrisée au sens du plan.

Un registre trop parfait

Le registre présenté couvre toute l'année sans une case vide, sans un seul écart consigné, avec des valeurs qui varient de quelques dixièmes autour de la même moyenne.

Un tel registre soulève plus de doutes qu'il n'en dissipe, parce qu'aucun équipement réel ne se comporte ainsi sur douze mois. La bonne pratique consiste à consigner les écarts et leur traitement, ce qui rend le registre crédible et démontre en même temps que le système de surveillance fonctionne. Il vaut mieux présenter un registre montrant trois incidents traités qu'un registre sans aucune aspérité, dont la lecture conduira l'agent à vérifier tout le reste avec beaucoup plus d'attention.

Questions posées sur ce sujet

Combien de relevés de température par jour faut-il faire ?
Aucun texte général ne fixe un nombre opposable en restauration. La fréquence relève de la procédure fondée sur les principes HACCP prévue à l'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004, et l'exploitant doit pouvoir la justifier au regard du risque et de la fiabilité de ses équipements.
Peut-on se contenter de noter la température affichée par l'enceinte ?
Non, pas exclusivement. L'exigence de l'arrêté du 21 décembre 2009 porte sur la température des denrées. La lecture d'afficheur reste utile comme surveillance quotidienne, mais elle doit être complétée par des mesures dans le produit, en particulier à la réception et au refroidissement.
Faut-il faire étalonner son thermomètre ?
Aucune périodicité n'est imposée en restauration commerciale, mais la fiabilité de l'instrument conditionne la valeur de tout le registre. Une vérification consignée, par exemple dans un mélange d'eau et de glace fondante, ou un certificat d'étalonnage, se conserve avec les relevés.
Que faire d'une case oubliée dans le registre ?
La laisser vide et poursuivre. Compléter après coup une valeur que personne n'a mesurée transforme un oubli, qui est mineur, en écrit inexact, qui ne l'est pas. Un registre comportant quelques trous mais sincère est en meilleure position qu'un registre reconstitué.
Les relevés numériques sont-ils acceptés ?
Oui, aucun texte n'impose le papier. Le critère est la présentation des documents à l'autorité compétente lors du contrôle, ce qui suppose un accès effectif sur place et la possibilité d'exporter les données si le prestataire ou le matériel change.
Combien de temps garder les feuilles de relevés ?
L'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 parle d'une période appropriée sans fixer de durée générale. Il faut couvrir au moins la période pendant laquelle un produit servi pourrait être mis en cause, et pouvoir expliquer la durée retenue.
Un écart de température doit-il obligatoirement être écrit ?
Oui, et c'est dans l'intérêt de l'exploitant. Un écart consigné avec la décision prise sur les denrées démontre que la surveillance fonctionne. Un écart absent du registre laisse penser qu'il n'a pas été détecté, ce qui met en cause tout le dispositif.
Qui doit signer les relevés ?
La personne qui a fait la mesure paraphe sa ligne, et un responsable valide périodiquement l'ensemble. Cette double trace montre que la surveillance est exercée au poste et vérifiée par l'encadrement, ce qui correspond au principe de vérification de la démarche HACCP.

Le format

14 heures : 10 heures en distanciel, à suivre à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

Hygiène 14 délivre l'attestation après validation des deux conditions : enseignement à distance terminé et présentiel émargé.