Numériser son PMS : ce qui est accepté en contrôle
Un plan de maîtrise sanitaire numérique est accepté s'il est consultable immédiatement sur place, complet, et si ses enregistrements sont horodatés et non modifiables rétroactivement. L'accès ne doit pas dépendre d'une personne absente ni d'une connexion instable.
Vérifié le 28 juillet 2026 au regard de : Règlement (CE) n° 852/2004, article 5
Les quatre conditions
- Consultation immédiate sur place, par la personne présente
- Enregistrements horodatés, avec l'auteur identifié
- Absence de modification rétroactive silencieuse
- Export possible, pour remettre une copie si elle est demandée
Référence : Règlement (UE) 2017/625.
Les pièges des applications de relevés
Une alerte que personne ne lit ne vaut rien : un capteur qui signale une dérive à trois heures du matin doit déclencher une action tracée le lendemain matin.
Un relevé automatique ne remplace pas non plus le contrôle du produit : c'est la température de la denrée qui est opposable, pas celle de l'air de l'enceinte.
Référence : Article 5 du règlement (CE) n° 852/2004.
Ce qu'il vaut mieux garder sur papier
- L'attestation de formation, en tête du classeur
- Le plan de maîtrise sanitaire imprimé, daté et signé
- Les rapports de nuisibles remis par le prestataire
- Le dernier rapport d'inspection et les suites données
Ce qu'il faut vérifier avant de choisir un outil
Le critère décisif est l'export : le jour d'un contrôle ou d'un litige, vous devez pouvoir produire l'historique vous-même, sans passer par le service client de l'éditeur.
- L'export complet des données dans un format lisible, sans abonnement actif
- La conservation locale en cas de coupure de réseau
- L'horodatage non modifiable des saisies
- La possibilité de consigner une action corrective en face d'une alerte
- L'accès depuis l'établissement, par plusieurs personnes, sans dépendre d'un seul téléphone
- Le coût annuel réel, capteurs et remplacement de piles compris