Allergènes

Les 14 allergènes à déclaration obligatoire

Quatorze allergènes doivent être signalés : gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, sésame, sulfites, lupin, mollusques. En restauration, l'information est due par écrit, sur la carte ou sur un support consultable.

Vérifié le 6 octobre 2026 au regard de : Règlement (UE) n° 1169/2011, articles 9 et 44, annexe II

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

Publié le 6 mars 2026 · Mis à jour le 6 octobre 2026 · 6 min de lecture · Par Équipe pédagogique Hygiène 14

Dosage d'un produit désinfectant devant le plan de nettoyage affiché au mur de la cuisine

Quels sont les 14 allergènes à signaler ?

Ceux de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011, ainsi que les produits qui en sont issus. Quelques dérivés très transformés sont exclus par le texte, comme l'huile de soja entièrement raffinée ou les sirops de glucose à base de blé.

  • Céréales contenant du gluten : blé (dont épeautre et blé de Khorasan), seigle, orge, avoine
  • Crustacés
  • Œufs
  • Poissons
  • Arachides
  • Soja
  • Lait, y compris le lactose
  • Fruits à coque : amandes, noisettes, noix, noix de cajou, de pécan, du Brésil, pistaches, noix de macadamia
  • Céleri
  • Moutarde
  • Graines de sésame
  • Anhydride sulfureux et sulfites au-delà de 10 mg par kilo ou par litre, exprimés en SO2 total
  • Lupin
  • Mollusques

Référence : Règlement (UE) n° 1169/2011, article 9 et annexe II.

Comment informer le client au restaurant ?

Par écrit, dans tous les cas. L'article R. 412-14 du code de la consommation le prévoit pour tout lieu où l'on sert des repas à consommer sur place, et l'article 44 du règlement (UE) n° 1169/2011 rend cette information obligatoire même pour les plats non préemballés.

Deux façons sont admises. Soit l'information elle-même est affichée, de façon lisible et visible, par exemple sur la carte. Soit une mention écrite et visible indique où elle est tenue à disposition : le client doit alors pouvoir consulter directement et librement un document écrit, sans avoir à le réclamer.

L'information orale seule, laissée à la mémoire du serveur, ne satisfait pas l'obligation.

Référence : Articles R. 412-12 à R. 412-14 du code de la consommation ; règlement (UE) n° 1169/2011, article 44.

Ce que prévoient les textes, et ce que risque l'établissement

Le décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 a fixé ces règles. Elles figurent aujourd'hui aux articles R. 412-12 à R. 412-16 du code de la consommation. Un manquement relève de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.

TexteCe qu'il prévoit
Règlement (UE) n° 1169/2011, article 44Allergènes obligatoires aussi pour les denrées non préemballées
Code de la consommation, article R. 412-14Information écrite, affichée ou consultable librement sur place
Code de la consommation, article R. 412-16Chaque livraison à un restaurant est accompagnée d'un document indiquant les allergènes
Code de la consommation, article R. 451-1Amende des contraventions de la 5e classe
Code pénal, articles 131-13 et 131-41Jusqu'à 1 500 € pour une personne physique, 3 000 € en récidive, 7 500 € pour une société

Référence : Articles R. 412-14, R. 412-16 et R. 451-1 du code de la consommation ; articles 131-13 et 131-41 du code pénal.

Comment tenir l'information à jour quand la carte change ?

En notant les allergènes au moment où la recette est créée, pas après. Sur une carte renouvelée toutes les deux semaines, rattraper l'information après coup est perdu d'avance.

Une fiche recette qui liste les ingrédients et signale les allergènes correspondants règle le sujet en une fois : la carte change, les fiches suivent, le support client se régénère à partir des fiches.

Les pièges les plus fréquents

  • Les sauces industrielles, qui contiennent souvent moutarde, soja ou lait
  • Les fonds et bouillons, fréquemment porteurs de céleri et de gluten
  • Les huiles de friture partagées entre poisson pané et autres produits
  • Les traces liées au matériel : trancheuse, robot, planche partagée, à nettoyer et contrôler avant tout autre usage
  • Les desserts, où le fruit à coque et le lait sont omniprésents
  • Le changement de fournisseur, qui modifie la composition sans changer le nom du produit : relisez le document d'allergènes joint à chaque livraison

Référence : Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, point 9 ; article R. 412-16 du code de la consommation.

Répondre à un client allergique

La bonne réponse n'est jamais une estimation. Soit vous savez, fiche en main, et vous répondez précisément. Soit vous ne savez pas, et vous le dites, en proposant un plat dont vous maîtrisez la composition.

Le risque de contamination croisée en cuisine doit être annoncé honnêtement. Un client allergique préfère un refus clair à une assurance approximative.

Questions fréquentes sur ce sujet

Faut-il indiquer les allergènes sur la carte elle-même ?
Ce n'est pas la seule façon admise, mais c'est la plus simple. À défaut, un document écrit doit exister, une mention visible doit indiquer au client où le trouver, et il doit pouvoir le consulter librement.
Les traces éventuelles doivent-elles être signalées ?
La mention de traces relève de l'information volontaire. Elle ne doit pas être utilisée comme parapluie systématique, mais elle est légitime lorsque le risque de contamination croisée est réel et documenté.
Un plat vendu à emporter est-il concerné ?
Oui. L'information est due quel que soit le mode de consommation. Pour un produit emballé à la demande du client, ou préemballé sur place en vue de sa vente immédiate, elle figure sur le produit ou à proximité, sans doute possible sur le plat concerné (article R. 412-13 du code de la consommation).

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