Financement

Les pièces d'un dossier de financement : convention, programme, attestation, facture

Les financeurs diffèrent sur les critères, jamais sur les pièces. Un dossier complet contient toujours un programme détaillé, un devis nominatif, une convention de formation signée avant le début, les preuves de réalisation des deux modalités, l'attestation de fin de formation et la facture. Chacune se produit à un moment précis, et certaines deviennent impossibles à obtenir une fois la formation passée.

Formation hygiène alimentaire à Paris : les 14 heures obligatoires, dont 10 heures en ligne et 4 heures en salle, 349 € net de taxe.

  • Savoir à quoi sert chaque pièce, pour cesser de les traiter comme des formalités interchangeables.
  • Distinguer l'attestation de présence, qui sert le financeur, de l'attestation de fin de formation, qui sert le contrôle sanitaire.
  • Produire chaque document au bon moment, la convention avant et les preuves de réalisation aussitôt après.

Pourquoi tous les financeurs demandent la même chose

Un exploitant qui a monté un dossier auprès d'un opérateur de compétences, puis un autre auprès d'un fonds d'assurance formation, remarque la même liste. Ce n'est pas un hasard administratif : les pièces répondent à trois questions que tout financeur se pose, et qui sont les mêmes quel que soit le guichet.

La première : l'action existe-t-elle réellement, et correspond-elle à ce qui est annoncé. Le programme détaillé et la convention y répondent. La deuxième : l'organisme a-t-il qualité pour la délivrer et pour être financé. La déclaration d'activité, la certification qualité et, pour cette formation, l'autorisation préfectorale y répondent. La troisième : l'action a-t-elle été réalisée, par la personne annoncée et pour la durée annoncée. L'émargement, le relevé de réalisation du parcours à distance et les attestations y répondent.

Cette grille de lecture est utile parce qu'elle transforme une liste de formalités en une logique. Un exploitant qui comprend à quoi sert chaque pièce cesse de les traiter comme interchangeables, et il repère immédiatement laquelle manque.

Elle explique aussi pourquoi les financeurs sont pointilleux sur des documents qui paraissent purement formels. Les fonds mutualisés et publics font l'objet d'un contrôle administratif de la formation professionnelle exercé par les services de l'État, qui porte tant sur les organismes que sur les employeurs ayant bénéficié de ces fonds. Une dépense non justifiée peut être écartée, avec les conséquences financières qui s'y attachent. La rigueur du financeur est le reflet de celle qui s'exerce sur lui.

Le programme détaillé, la pièce que le financeur lit vraiment

C'est le document le plus souvent bâclé et le plus souvent lu. Le code du travail impose au prestataire de remettre au stagiaire, avant son inscription définitive, un ensemble d'informations sur l'action envisagée : ses objectifs, son contenu, sa durée, ses modalités de déroulement et de sanction, les moyens pédagogiques et les coordonnées de l'organisme. Le programme détaillé est le support naturel de ces informations.

Pour la formation en matière d'hygiène alimentaire, le programme n'est pas laissé à la libre inspiration de l'organisme. L'arrêté du 12 février 2024 fixe un cahier des charges : une durée de quatorze heures, un contenu déterminé, et des mises en situation avec manipulation de matériel. Un programme conforme doit donc laisser apparaître ces éléments, et notamment la répartition entre les dix heures suivies à distance et les quatre heures suivies en salle.

Un financeur y cherche trois choses. Que l'intitulé corresponde à l'action réglementaire, et non à un nom commercial. Que la durée annoncée corresponde à celle du devis et de la convention. Que les modalités d'évaluation soient décrites, parce qu'une action de formation se sanctionne par une évaluation des acquis.

Un exploitant y cherche autre chose, et il a intérêt à le faire avant de signer : la présence effective d'une séance en présentiel. Un programme qui décrit quatorze heures intégralement en ligne décrit une formation qui ne remplit pas la condition posée par l'arrêté, et l'attestation qui en découlera se contredira elle-même le jour d'un contrôle.

Là où l'erreur coûte cher

Un organisme incapable de fournir un programme détaillé en quelques minutes annonce la suite du dossier. Ce document existe nécessairement chez un organisme certifié qualité, puisqu'il fait partie de ce qui est audité.

Le devis nominatif

Le mot important est nominatif. Un devis global pour une équipe, sans nom de stagiaire, ne permet pas d'instruire une demande individuelle, et c'est l'une des causes de retour les plus fréquentes. Le devis doit désigner la personne à former, et l'entreprise ou la personne qui supporte la dépense.

Il porte le prix, la durée, l'intitulé de l'action et le régime de taxe. Pour cette formation, il affiche 349 euros par personne, exonérés de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'article 261-4-4° a du code général des impôts. Un devis exonéré ne comporte pas de ligne de taxe : le total hors taxes est le total à payer, et la mention d'exonération doit y figurer avec sa référence.

Il porte aussi, en pratique, les références de conformité de l'organisme, ou il les accompagne : numéro de déclaration d'activité, numéro de certification qualité avec le nom du certificateur, référence de l'autorisation préfectorale. Ces trois éléments se demandent par écrit et se joignent au dossier plutôt que de se faire réclamer en cours d'instruction.

Un point de vigilance sur le nom porté au devis, pour un créateur d'entreprise : le nom qui figure sur le devis et sur la facture détermine qui peut porter la dépense en comptabilité. Faire établir la pièce au nom d'une personne physique alors qu'elle devait être portée par une société en formation crée une difficulté qui se règle mal après coup.

La convention de formation : un contrat, pas une formalité

La convention de formation professionnelle est le contrat qui lie l'acheteur et l'organisme, prévu par l'article L. 6353-1 du code du travail. Quand l'action est financée par un opérateur de compétences, un fonds d'assurance formation ou un autre financeur public, l'article D. 6353-1 en fixe les mentions : intitulé, objectif et contenu de l'action, moyens prévus, durée et période de réalisation, part des enseignements dispensés à distance, modalités de déroulement, de suivi et de sanction, prix et modalités de règlement.

Un devis ou un bon de commande approuvé peut en tenir lieu, à condition de porter toutes ces mentions (article D. 6353-1, II). Deux caractéristiques comptent ensuite, et elles ont des conséquences directes. La première est temporelle : elle se conclut avant l'entrée en formation. Une convention signée après le début de l'action ne remplit pas sa fonction, et un financeur qui la reçoit datée après la première connexion au parcours à distance en tire les conséquences.

La seconde est financière : c'est dans la convention que se règle la question de la subrogation de paiement, par laquelle le financeur règle directement l'organisme dans la limite de sa prise en charge, l'entreprise n'avançant que le reste à charge. Cette mention se porte au moment de la signature, pas après le paiement, où elle n'a plus d'objet. Chez AKTO, depuis le 1er octobre 2026, elle ne vaut plus que pour les formations financées en totalité sur le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés.

Une confusion mérite d'être levée pour les cas où la personne à former n'est pas salariée. Lorsqu'un particulier ou un dirigeant s'inscrit à titre individuel, le document contractuel prend la forme d'un contrat de formation professionnelle plutôt que d'une convention, avec des règles propres, notamment en matière de délai de réflexion et d'échelonnement du paiement. L'organisme sait lequel des deux s'applique à votre situation, et il vaut mieux le lui demander que de découvrir le mauvais document dans le dossier.

Références : articles L. 6353-1 et D. 6353-1 du code du travail ; AKTO, réforme de la TVA des OPCO, page consultée le 6 octobre 2026.

Les preuves de réalisation : émargement et relevé de connexion

C'est ici que le format mixte de cette formation crée une exigence particulière, et que les dossiers se perdent le plus souvent. Deux modalités se prouvent de deux manières différentes, et il faut les deux.

La séance en salle se prouve par la feuille d'émargement, signée par le stagiaire et par le formateur, par demi-journée. Ce document est produit sur place, il ne se reconstitue pas, et il ne se remplace pas par une déclaration ultérieure. Un stagiaire qui quitte la salle sans signer crée un trou impossible à combler.

Le parcours à distance se prouve autrement. Le code du travail encadre les actions réalisées en tout ou partie à distance en exigeant notamment une assistance technique et pédagogique, une information du bénéficiaire sur les activités à réaliser et leur durée, et des évaluations qui jalonnent le parcours. La preuve de réalisation prend donc la forme d'un relevé produit par la plateforme : temps de connexion, activités réalisées, résultats des évaluations.

Un financeur qui reçoit uniquement l'émargement du présentiel ne dispose de la preuve que de quatre heures sur quatorze. Un financeur qui reçoit uniquement le relevé de connexion ne dispose pas de la preuve du présentiel, qui est précisément ce que l'arrêté du 12 février 2024 exige. Les deux pièces se transmettent ensemble, et elles se demandent à l'organisme dès la fin de la formation, pendant que le dossier est encore ouvert chez lui.

Là où l'erreur coûte cher

N'attendez pas la relance du financeur pour réclamer vos justificatifs de réalisation. Plus le temps passe, plus il devient difficile de faire corriger un émargement manquant ou un relevé incomplet, et certains dossiers se perdent uniquement là.

Deux attestations, deux usages, deux dossiers

La confusion entre ces deux documents est la plus fréquente du sujet, et elle a des conséquences très concrètes le jour d'un contrôle sanitaire. Ils ne portent pas le même nom, ils ne disent pas la même chose, et ils ne se rangent pas au même endroit.

L'attestation de présence constate que la personne a suivi l'action, aux dates indiquées et pour la durée indiquée. Elle sert le financeur : c'est la pièce qui justifie la réalisation de l'action et qui déclenche le versement. Elle n'a aucune valeur au regard du droit alimentaire.

L'attestation de fin de formation est le document que l'organisme délivre à chaque participant à l'issue de la formation, selon le point 6.2 de l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026. C'est ce document qui répond à l'obligation posée par l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime, et c'est lui qu'un inspecteur demandera.

Sa valeur en contrôle suppose des mentions précises : l'identité de la personne, l'intitulé réglementaire complet de la formation, sa durée de quatorze heures, et le numéro de l'arrêté préfectoral qui autorise l'organisme. L'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 exige ce numéro sur les attestations établies depuis le 1er février 2026, et exclut toute référence à l'HACCP sur celles établies depuis juin 2024. Une attestation qui ne porte qu'un sigle, sans intitulé réglementaire ni numéro d'autorisation, ouvre une discussion qui n'a pas lieu d'être.

La conduite à tenir est donc de constituer deux dossiers distincts. Le premier, comptable et administratif, contient le devis, la convention, l'accord de prise en charge, l'émargement, le relevé de connexion, l'attestation de présence et la facture. Le second, sanitaire, contient une copie de l'attestation de fin de formation, rangée avec le plan de maîtrise sanitaire. C'est là qu'on la cherchera, un jour où personne n'aura le temps de fouiller.

Références : instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026, point 6.2 ; article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime.

La facture

La facture clôt le dossier et déclenche le paiement, qu'il s'agisse du règlement par l'entreprise ou du versement du financeur en cas de subrogation. Elle doit porter les mentions obligatoires des factures entre professionnels fixées par le code de commerce, complétées par celles qu'impose le code général des impôts en matière de taxe sur la valeur ajoutée.

Pour une prestation exonérée, une mention est indispensable et souvent oubliée : le fondement de l'exonération. Une facture de formation qui affiche un total sans ligne de taxe et sans référence à l'article 261-4-4° a du code général des impôts est incomplète, et elle laisse l'expert-comptable et le financeur dans le doute.

Trois éléments doivent en outre concorder avec le reste du dossier, sous peine de retour. Le nom de la personne formée, qui doit être celui du devis et de l'attestation. La durée, qui doit être celle du programme et de la convention. Le montant, qui doit être celui du devis, sauf avenant explicite.

Un point de calendrier : la facture s'établit après la réalisation de l'action, et non au moment de l'inscription. Une facture émise avant la formation pose une difficulté de rattachement à l'exercice si la formation se déroule après la clôture, sujet traité dans le dossier consacré au reste à charge et à sa comptabilisation.

Références : article L. 441-9 du code de commerce ; article 289 du code général des impôts.

L'accord de prise en charge, pièce à part entière

L'accord écrit du financeur est une pièce du dossier au même titre que les autres, et il est régulièrement traité comme un simple message de confirmation que l'on lit une fois avant de l'archiver. C'est une erreur, parce que c'est le document qui définit ce qui sera effectivement payé.

Il doit être lu ligne à ligne, et trois points en sortent. Ce qui est couvert : le seul coût pédagogique, ou également une part de la rémunération maintenue pendant les heures de formation. Le montant retenu, qui peut être inférieur au devis. Et les conditions du versement, notamment les justificatifs attendus et le délai dans lequel ils doivent être transmis.

Un accord partiel appelle une décision immédiate de l'entreprise sur le reste à charge, et cette décision se prend avant la formation, pas à réception de la facture. Un accord qui expire à une date donnée impose de tenir un calendrier : une session reportée peut faire tomber l'accord.

L'accord conditionne enfin la subrogation. Sans mention correspondante dans la convention et sans accord du financeur, l'entreprise règle l'organisme et attend un remboursement. Chez AKTO, c'est désormais le cas de tout dossier engagé depuis le 1er octobre 2026 qui n'est pas financé en totalité sur le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés. La différence est faible sur une inscription isolée, elle devient un sujet de trésorerie sur plusieurs personnes formées la même année.

Le calendrier des pièces

L'ordre compte autant que la liste, parce que certaines pièces deviennent impossibles à obtenir une fois le moment passé. Le tableau ci-dessous situe chaque document dans le temps et indique qui le produit.

MomentPièceQui la produit
Avant l'inscriptionProgramme détaillé et références de conformitéL'organisme
Avant l'inscriptionDevis nominatifL'organisme
Avant l'entrée en formationDemande de prise en charge et pièces du financeurL'entreprise ou la personne
Avant l'entrée en formationConvention de formation, avec la mention de subrogation si elle est possibleL'organisme et l'acheteur
Avant l'entrée en formationAccord écrit du financeurLe financeur
Pendant la séance en salleFeuille d'émargementLe stagiaire et le formateur
Pendant le parcours à distanceRelevé de réalisation et résultats d'évaluationLa plateforme de l'organisme
À l'issueAttestation de présenceL'organisme
À l'issueAttestation de fin de formationL'organisme
Après réalisationFactureL'organisme

Là où l'erreur coûte cher

Trois pièces ne se rattrapent jamais : une demande déposée après l'entrée en formation, une convention signée après le début de l'action, et un émargement non signé le jour de la séance. Tout le reste se corrige.

Combien de temps conserver, et où

La question paraît secondaire au moment où l'on classe, et elle devient centrale deux ans plus tard, lorsqu'un contrôle ou un litige survient. Deux logiques de conservation se superposent, avec deux durées différentes.

La logique comptable d'abord. Le code de commerce impose la conservation des documents comptables et des pièces justificatives pendant dix ans à compter de la clôture de l'exercice. Le devis, la convention, la facture et l'accord de prise en charge sont des pièces justificatives à ce titre.

La logique fiscale ensuite. Le livre des procédures fiscales impose la conservation des documents sur lesquels l'administration peut exercer son droit de communication et de contrôle pendant six ans à compter de la dernière opération mentionnée ou de la date à laquelle les documents ont été établis. Cette durée se cumule en pratique avec la précédente, la plus longue commandant.

La logique sanitaire enfin, et elle est différente par nature. L'attestation de fin de formation n'a pas de durée de validité : aucun texte ne prévoit de recyclage ni d'expiration. Elle doit rester disponible aussi longtemps que la personne appartient à l'effectif et que l'établissement s'en prévaut. Sa place n'est pas dans le dossier comptable mais dans le classeur du plan de maîtrise sanitaire, avec une copie numérique accessible depuis un téléphone.

Références : article L. 123-22 du code de commerce ; article L. 102 B du livre des procédures fiscales.

Les erreurs qui bloquent un dossier

Elles sont peu nombreuses et se répètent. Les connaître dispense de les commettre, et la plupart se corrigent en une minute au moment où elles se produisent.

  • Un devis global pour une équipe, sans nom de stagiaire : le financeur ne peut pas instruire une demande individuelle.
  • Une convention signée après la première connexion au parcours à distance : l'action avait déjà commencé.
  • Un émargement partiel, une demi-journée non signée, ou une feuille restée chez le formateur.
  • L'absence de relevé de réalisation du parcours à distance, qui laisse dix heures sur quatorze sans preuve.
  • Une facture au nom d'une entité différente de celle qui figure sur le devis et sur la demande de prise en charge.
  • Une attestation de présence transmise à la place de l'attestation de fin de formation, ou l'inverse.
  • Une mention d'exonération absente de la facture, qui laisse le doute sur le régime applicable.
  • Des justificatifs transmis plusieurs mois après la formation, au-delà du délai fixé par l'accord de prise en charge.

Ce que ces pièces prouvent au-delà du financement

Un dossier complet ne sert pas uniquement à obtenir un remboursement. Il sert trois autres fois, à des moments où personne n'a le temps de chercher.

Lors d'un contrôle sanitaire d'abord. L'attestation de fin de formation doit être produite dans un délai raisonnable, ce qui suppose qu'une personne présente ce jour-là sache où elle se trouve, gérant absent compris. Un dossier soigné évite une discussion qui n'a pas lieu d'être, et l'impression générale qu'un contrôle laisse tient souvent à ces détails.

Lors d'une cession de fonds ensuite. Un acquéreur qui reprend un établissement demande à voir le plan de maîtrise sanitaire et la situation de conformité de l'établissement. Savoir qui est formé, depuis quand, et pouvoir le prouver, fait partie de ce qui se vérifie en audit avant reprise.

Lors d'un litige avec un salarié enfin. La preuve qu'une formation obligatoire a été proposée, financée et réalisée sur le temps de travail relève de l'employeur, et elle se reconstitue mal après coup. La convention, l'émargement et l'attestation en font partie.

La conclusion tient en une ligne, et elle vaut pour toutes les pièces décrites ici : un dossier par personne formée, complet, daté, rangé une fois. Le jour où l'on vous demandera l'une de ces pièces, ce sera plusieurs mois après la formation, et rarement à un moment calme.

Cas concrets

Le dossier refusé pour une demi-journée non signée

Un exploitant transmet l'ensemble de ses justificatifs après la formation de deux salariés. Le financeur refuse le versement pour l'un des deux : la feuille d'émargement ne porte qu'une signature au lieu de deux.

L'émargement se signe par demi-journée, et il ne se reconstitue pas après coup. Le document atteste d'une présence à un moment donné : une signature ajoutée plus tard n'aurait pas la même valeur, et un organisme sérieux refusera de la solliciter. Deux réflexes évitent cette situation. Vérifier avec le formateur, avant de quitter la salle, que la feuille est complète pour chaque participant. Et demander les justificatifs de réalisation à l'organisme dans les jours qui suivent la formation, quand le dossier est encore ouvert chez lui, plutôt qu'à réception d'une relance du financeur plusieurs semaines après.

L'attestation demandée en contrôle, rangée dans le classeur comptable

Un inspecteur demande l'attestation de formation lors d'un contrôle. Le gérant est absent, et la personne présente produit l'attestation de présence trouvée dans le dossier comptable.

Le document produit n'est pas le bon. L'attestation de présence justifie la réalisation de l'action auprès du financeur : elle ne mentionne ni les objectifs, ni les résultats de l'évaluation des acquis, ni la référence d'autorisation de l'organisme. Le document attendu est l'attestation de fin de formation, délivrée à chaque participant selon le point 6.2 de l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185, qui répond à l'obligation de l'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime. La correction est simple et se fait une fois : une copie de l'attestation de fin de formation dans le classeur du plan de maîtrise sanitaire, une copie numérique accessible depuis un téléphone, et la mention de cet emplacement dans la procédure d'accueil d'un contrôle.

La convention datée après la première connexion

Une entreprise inscrit un salarié, l'organisme ouvre les accès au parcours à distance le jour même, et la convention est signée électroniquement trois jours plus tard, avant la séance en salle.

La convention se conclut avant l'entrée en formation, et l'entrée en formation est la première connexion au parcours à distance, non la séance en salle. Le dossier présente donc une incohérence de dates que le financeur relèvera. La séquence correcte inverse deux gestes qui ne coûtent rien : signer la convention et obtenir l'accord de prise en charge d'abord, ouvrir les accès ensuite. Un organisme qui ouvre systématiquement les accès dès l'inscription, sans prévenir de cette conséquence, fait perdre des prises en charge à ses clients sans le savoir. La demande d'ouverture différée se formule au moment de l'inscription.

La facture au nom de la mauvaise entité

Un exploitant multi-sites fait former un salarié d'un de ses restaurants. La demande de prise en charge est déposée au nom de la société d'exploitation de ce restaurant, mais la facture est établie au nom de la société holding qui a réglé.

Les trois pièces doivent désigner la même entité : la demande de prise en charge, le devis et la facture. Une divergence bloque l'instruction, parce que le financeur ne peut pas verser à une entité qui n'est pas celle dont il a instruit le dossier, ni rattacher la dépense à l'établissement concerné. La correction se demande à l'organisme, qui peut établir une facture rectificative si la situation le permet. Le réflexe utile pour la suite est d'indiquer à l'organisme, au moment de l'inscription, la dénomination exacte et le numéro d'identification de l'entité qui doit figurer sur le devis et sur la facture.

Questions posées sur ce sujet

Quelle est la différence entre attestation de présence et attestation de fin de formation ?
L'attestation de présence constate que la personne a suivi l'action aux dates indiquées : elle sert le financeur. L'attestation de fin de formation est délivrée par l'organisme autorisé à chaque participant et porte, depuis le 1er février 2026, le numéro de l'arrêté préfectoral qui l'autorise, selon l'instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 : c'est elle qui répond à l'obligation lors d'un contrôle sanitaire. Conservez les deux, dans deux dossiers distincts.
La convention doit-elle être signée avant la formation ?
Oui, et avant l'entrée en formation, qui correspond à la première connexion au parcours à distance et non à la séance en salle. Une convention datée après le début de l'action crée une incohérence que le financeur relèvera.
Comment se prouvent les dix heures à distance ?
Par un relevé produit par la plateforme de l'organisme : temps de connexion, activités réalisées et résultats des évaluations qui jalonnent le parcours. La feuille d'émargement, elle, ne prouve que les quatre heures en salle. Les deux pièces se transmettent ensemble au financeur.
Que doit mentionner l'attestation pour valoir en contrôle ?
L'identité de la personne, l'intitulé réglementaire complet de la formation, sa durée de quatorze heures, et le numéro de l'arrêté préfectoral qui autorise l'organisme, exigé depuis le 1er février 2026. Une attestation qui ne porte qu'un sigle, sans intitulé réglementaire ni numéro d'autorisation, ouvre une discussion inutile.
Puis-je obtenir un duplicata si je perds l'attestation ?
L'organisme conserve la trace des actions qu'il a réalisées et peut en principe rééditer le document. Cela suppose qu'il existe toujours et qu'il ait conservé ses archives, ce qui n'est pas garanti pour un prestataire disparu. Conserver une copie numérique dès la réception coûte une minute.
Combien de temps faut-il conserver ces documents ?
Dix ans pour les pièces comptables à compter de la clôture de l'exercice, en application de l'article L. 123-22 du code de commerce, et six ans au titre du livre des procédures fiscales. L'attestation de fin de formation, elle, n'a pas de durée de validité et se conserve tant que l'établissement s'en prévaut.
L'organisme doit-il fournir toutes ces pièces sans qu'on les demande ?
Un organisme certifié qualité dispose de tous ces documents, puisqu'ils font partie de ce qui est audité. Les meilleurs les fournissent automatiquement au fil du dossier. En pratique, réclamer les justificatifs de réalisation dans les jours qui suivent la formation reste la précaution la plus rentable.
Que faire si le financeur réclame une pièce plusieurs mois après ?
La demander immédiatement à l'organisme, en précisant le nom du stagiaire et les dates de la session. Plus le temps passe, plus une correction devient difficile, notamment sur un émargement. C'est la raison pour laquelle un dossier complet se constitue à la fin de la formation, et non à réception d'une relance.

Le format

14 heures : 10 heures en distanciel, à suivre à votre rythme, puis 4 heures en présentiel avec manipulation, imposées par l'arrêté du 12 février 2024. 349 € net de taxe par personne, exonérés de TVA.

Commencez aujourd’hui, venez en salle quand cela vous arrange.

Hygiène 14 délivre l'attestation après validation des deux conditions : enseignement à distance terminé et présentiel émargé.